19 octobre 2016 FASN

230 décideurs de la filière e-santé mobilisés pour les 36 Heures Chrono Océan Indien !

230 professionnels de la filière e-santé – médecins libéraux, praticiens hospitaliers, directeurs d’établissements sanitaires et médico-sociaux, DSI, représentants de patients, industriels, etc. – se sont mobilisés le 5 octobre dernier pour les rencontres régionales de la santé numérique en Océan Indien (Île de La Réunion).

Ces rencontres, soutenues par l’ARS OI et le GCS e-santé TESIS, ont permis de pérenniser la dynamique enclenchée par la labellisation French Tech en e-santé et de donner un coup de projecteur à toutes les innovations en santé qui se développent en Océan Indien.

Ce fût notamment la vocation du challenge start-up, animé par Elodie Royer, Directrice d’Actecil Océan Indien et administratrice de Digital Réunion. Pour celle qui a porté la candidature French Tech E-santé de La Réunion, ce challenge « est l’occasion pour des porteurs de projets […] de présenter leur activité en 4 minutes top chrono et rechercher des financeurs et des compétences pour les aider dans le développement commercial de leurs produits ». Il en va ainsi pour Torskal, qui « est un projet en biochimie qui a pour objectif, avec des particules de nanotechnologies et de biologies, de lutter contre le cancer ».

Ce rendez-vous fédérateur a permis aussi aux parties prenantes du projet TSN Océan Indien Innovation Santé (OIIS) de présenter leurs avancées, d’échanger et de se comparer avec les porteurs de projets TSN d’autres régions, par exemple le projet landais XL ENS porté par Marie-Noëlle Billebot, Directrice de projet TSN à l’ARS Nouvelle Aquitaine.

Comme le rappelle Laurent Bien, administrateur du GCS TESIS et Directeur du Centre Hospitalier Gabriel Martin et de l’EPSM de La Réunion, l’Île avait déjà préparé le terrain et disposait des prérequis nécessaires à la mise en place de plateforme de coordination numérique entre professionnels de santé. « Ayant à la fois l’ensemble de la collectivité soignante autour de la table, ayant un réseau dédié, ayant un hébergement des données de santé, au moment de déposer le dossier TSN, on a eu cet effet démultiplicateur […] qui nous a permis de co-construire les autres couches. C’est-à-dire un portail dédié aux professionnels […] et un portail dédié à un large public qui a une vocation d’information de prévention. »

Par ailleurs, d’autres innovations présentées lors de ce rendez-vous trouvent une réelle utilité en Océan Indien et répondent aux problèmes de santé posés par l’insularité. Comme le souligne Lionel Calenge, Directeur général du CHU de La Réunion, « la télémédecine est un des enjeux de l’amélioration du parcours des patients entre Mayotte et la Réunion et bien sûr de la qualité de la prise en charge des patients de Mayotte ». Avec plus de 1000 évacuations sanitaires chaque année, la télémédecine a en effet son rôle à jouer. « Des patients de Mayotte qui ont un AVC, d’ici quelques semaines, quelques mois, pourront être pris en charge à distance par un neurologue stationné à La Réunion. » « De même il n’y a pas la spécialité « chirurgie infantile » sur Mayotte. La télémédecine permet d’avoir des avis à distance rendus par les chirurgiens infantiles de La Réunion »

Toutefois, l’échange de données et la coordination des professionnels de santé peuvent être confrontés à des blocages culturels. Comme le dit Omar Mrani, Directeur général adjoint de Maincare Solutions, « la difficulté c’est tout simplement la conviction que les gens doivent partager. Elle est culturelle, elle n’est pas technologique. Aujourd’hui on a pu démontrer que techniquement on est capable de tout faire. Et TSN, peut-être, va nous donner encore un moyen très fort dans le cadre de la co-construction de construire, non pas les outils d’aujourd’hui mais les outils de 10 ans ».

Lire le communiqué sur DSIH