Docadom remporte le start-up challenge #FASN « IA, blockchain, machine learning » (Health Data Week)

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Après la délibération du comité d’experts composé de Philippe Gesnouin (Project Officer EIT Health and EIT Digital, Direction Générale Déléguée à l’Innovation, Inria), Carlos Jaime (Président de la Commission Santé Numérique, Medicen) & Dominique Mercier (Operating Partner, Extens), la société Docadom a remporté le start-up challenge « IA, blockchain, machine learning : les pépites de la data en santé », organisé le 14 novembre 2018 lors de la Health Data Week, une initiative de la campagne #FASN.

Plus de 25 start-ups ont concouru à cette édition. Les 6 finalistes sont :

Arterys : plateforme d’analyse d’imagerie basée sur le cloud (voir la présentation) ;
AZmed : algorithme qui détecte et localise les fractures (voir la présentation) ;
BioSerenity : un système EEG mobile  (voir la présentation) ;
CareServant : portail patient centralisé  (voir la présentation) ;
Digikare : solution logicielle pour la chirurgie orthopédique  (voir la présentation) ;
Docadom : plateforme pour faire venir le médecin chez le patient (voir la présentation).

Health Data Week

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La campagne #FASN présente la Health Data Week

La campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) présente la Health Data Week, une semaine nationale dédiée aux données de santé qui se déroulera du 13 au 15 novembre 2018. Elle réunira les partenaires historiques de la campagne autour de plusieurs rendez-vous organisés par Care Insight ou ses partenaires.

Plusieurs formats de rencontres et d’échanges :

  • Petit-déjeuner à Paris (World Café)
  • Afterwork à Amiens et Paris
  • Dîner du Cercle à Paris

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La data au cœur de l’actualité de la santé numérique

  • RGPD et protection des données de santé

Avec le développement de la télémédecine, la multiplication d’applications mobiles en santé, le déploiement de la blockchain et l’entrée en vigueur du Règlement européen sur la protection des données (RGPD), protéger les données devient une problématique incontournable pour les acteurs de santé.

  • DMP et partage d’information

Avec la généralisation du Dossier médical partagé (DMP) annoncée par la CNAM pour 2018 et les nouvelles coordinations permises par le partage d’information entre professionnels de santé, la data ouvre de nouvelles perspectives et transforme en profondeur les modèles de prise en charge du patient.

  • Préfiguration du Health Data Hub

Avec la récente nomination de Jean-Marc Aubert, Directeur de la Drees, à la tête du Health Data Hub et la feuille de route qui prévoit sa mise en place pour le premier trimestre 2019, la France se donne les moyens de devenir le leader européen de l’exploitation des données de santé.

  • Big data, intelligence artificielle et médecine prédictive

Avec les avancées de l’intelligence artificielle et l’interprétation toujours plus fine des données, la médecine est en train de vivre une véritable révolution vers un modèle plus prédictif et plus personnalisé.

Un comité scientifique hautement qualifié

Comité scientifique DATA

Le programme de la Health Data Week

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Afterwork « Valeur de vos données de santé : qui la détient ? » du Cluster Le Bloc à Amiens le 13 novembre de 17h à 18h30 suivi d’un cocktail networking

Cet afterwork composé d’une conférence, d’un Keynote et d’un cocktail networking permettra de s’interroger sur la valeur des données de santé avec des acteurs de la blockchain (notamment Anca Petre, co-fondatrice de 23 Consulting et Vincent Galand, Operations Manager chez Embleema), des économistes de la santé, des représentants de patients et des startuppers.

Inscription & programme

Afterwork #FASN Start-up Challenge « IA, blockchain, machine learning : les pépites de la data en Santé » à Paris le 14 novembre de 18h30 à 20h suivi d’un cocktail networking

Cet afterwork permettra de faire un tour d’horizon des pépites qui innovent dans le domaine des data en santé. Un jury d’experts composé d’un fonds d’investissement, d’un pôle de compétitivité et d’un représentant du Health Data Hub présélectionnera les startups les plus innovantes qui disposeront de quelques minutes pour pitcher et convaincre. Après délibération, une remise de prix sera organisée.

Inscription pour les start-up

Badge visiteur (gratuit)

Petit-déjeuner #FASN World Café « Les promesses de la data : mieux s’organiser et mieux soigner » à Paris le 15 novembre de 9h30 à 11h30

Ce petit-déjeuner convivial est conçu pour faciliter le dialogue constructif et le partage de connaissances et d’idées, en vue de créer un réseau d’échanges et d’actions. Il traitera de 3 axes thématiques représentatifs des domaines d’application de la data en Santé :

  • Le stockage, les infrastructures et la sécurisation des données
  • L’efficience organisationnelle et le pilotage par la data
  • L’exploitation et la valorisation des données au service du patient

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Dîner du Cercle des Décideurs Numérique & Santé à Paris le 15 novembre à partir de 20h

Ce dîner spécial Health Data Week réunit les membres du Cercle autour d’un invité sur la data en Santé.

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Nos partenaires

PARTENAIRES Data & Santé 17-10

36 Heures Chrono Hôpital du Futur : des rencontres nationales pour échanger sur la transformation numérique et l’innovation organisationnelle des établissements de santé

Alors que le gouvernement présentera son grand plan hôpital à la rentrée et qu’un récent rapport du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) préconise la mise en place des hôpitaux de proximité, la campagne #FASN organise le 20 septembre à Paris une réflexion sur l’hôpital du futur.

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#FASN : Déploiement d’une PTA – retours d’expérience et pistes d’amélioration

A l’occasion de l’édition 2018 de FASN (« Faire Avancer la Santé Numérique ») organisée le 26 juin 2018 dans les locaux de l’entreprise Care Insight à Paris, plusieurs acteurs impliqués dans des projets de plateforme territoriale d’appui (PTA) ont fait part de leur expérience et ont esquissé des voies d’amélioration possibles de leur dispositif.

L’atelier a réuni les intervenants suivants :
-Valérie Chereau-Cornu, Directrice de l’Association Odyssée, Responsable de la PTA Odyssée ;
-Franck Jolivaldt, Directeur du Département Innovation, GCS SESAN ;
-Chantal Coru, Analyste fonctionnel, Orion Health.

Genèse, finalités et caractéristiques des plateformes territoriales d’appui (PTA)

Les PTA ont été instituées par le décret du 4 juillet 2017 relatif aux fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes, pris en application de l’article 74 la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

L’objectif de ce dispositif est d’apporter un soutien aux professionnels de santé pour la prise en charge des situations complexes à travers 3 types de services :

  •  l’information et l’orientation des professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales de leurs territoires pour répondre aux besoins des patients avec toute la réactivité requise. La plateforme peut par exemple identifier une aide à domicile, orienter vers une place en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD), etc. ;
  •  l’appui à l’organisation des parcours complexes, dont l’organisation des admissions en établissement et des sorties. En cela, la plateforme apporte une aide pour coordonner les interventions des professionnels sanitaires, sociaux et médico-sociaux autour du patient ;
  •  le soutien aux pratiques et aux initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination. Dans ce domaine, la plateforme appuie de manière opérationnelle et logistique les projets des professionnels.

La PTA Odyssée s’efforce, depuis 2006 sous une autre forme juridique, de répondre à ces objectifs

Deux niveaux de réponses opérationnelles

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La plateforme Odyssée est issue d’une réflexion menée par un groupe de professionnels de santé libéraux, hospitaliers et d’acteurs du maintien au domicile. Ces acteurs interviennent dans 134 communes des Yvelines et du Val d’Oise.

La plateforme est conçue pour apporter deux niveaux de réponses opérationnelles aux professionnels du territoire d’intervention (zone intervention PTA).

  • Niveau 1 : une information et orientation avec une réactivité. Ces réponses sont élaborées en considérant d’un point de vue global les ressources du territoire.
    Ce premier niveau inclut également une aide à la décision pour le professionnel de santé. Les professionnels de la plateforme peuvent également faire des propositions aux professionnels sur certaines situations (aide au diagnostic, aide à la prescription et mise à disposition d’une expertise, etc.).
  • Niveau 2 : un appui lourd à l’organisation des parcours avec réactivité (prise en compte de la demande) avec l’accord du médecin traitant.

Les professionnels se sont appropriés le dispositif

À l’échelle du territoire, sont utilisateurs :

  • 15 % des malades et proches ;
  • 39 % des professionnels de ville ;
  • 46 % des hôpitaux.

Le « succès » de la PTA Odyssée repose sur plusieurs éléments

Le succès de la PTA Odyssée, d’après Valérie Chereau-Cornu, est attribuable aux facteurs suivants :

  • une gouvernance pluriprofessionnelle ;
  • un fort ancrage territorial ;
  • une réflexion de long cours menée sur la prise en charge des cas complexes ;
  • un « soucis de pragmatisme » qui incite les acteurs de la PTA à faire porter leurs efforts sur les actions « réalistes » et nécessaires à court et moyen termes ;
  • un dispositif complémentaire (mais non substituable) aux autres services existants (CLIC, MAIA, etc.).

Facteurs clés du succès (PTA Odyssée)

-Clarifier dès le début les enjeux, les objectifs et les moyens ;
-Etre légitime et perçu comme tel ;
-S’inscrire dans une logique collaborative ;
-Favoriser l’innovation.

GCS SESAN et la plateforme de coordination Terr-eSanté

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Le GCS SESAN est l’expert opérationnel en systèmes d’information pour les acteurs de santé franciliens. D’après Franck Jolivaldt, directeur Innovation du GCS, « les outils numériques ont vocation à partager la prise en charge des patients avec l’ensemble des acteurs » de santé. L’interaction des professionnels de santé nécessite de pouvoir s’appuyer sur des outils numériques et des dispositifs de partage efficaces. Le GCS SESAN a fait le choix de l’outil Terr-eSanté.

Terr-eSanté est une plateforme de coordination, d’échange et de partage d’informations, destinée aux professionnels de toutes disciplines, qu’ils exercent en établissements ou dans le secteur libéral. Terr-eSanté intègre des fonctions générales et des parcours thématiques centrés sur le diabète, la périnatalité, l’insuffisance cardiaque, le DCC (Dossier Communicant de Cancérologie) et sur la mission de service public PDSA (Permanence Des Soins Ambulatoires).

Les Facteurs clés du succès d’une PTA selon le Directeur Innovation du GCS SESAN

Facteurs clés du succès (GCS Sesan)

-Un outil communiquant ;
-Un outil interopérable ;
-Une fonction majeure de la plateforme interopérable ;
-Une réorganisation de la prise en charge.

Retours d’expérience – Orion Health

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Analyste fonctionnel chez Orion Health, qui équipe plusieurs acteurs de santé, Chantal Coru évoque le rôle des éditeurs de logiciel en matière d’accompagnement des PTA :

  • Les contextes et les besoins de santé diffèrent d’une région à l’autre : ceci nécessite de développer des outils modulaires et neutres ;
  • Les régions sont porteuses de projets différents : l’outil doit s’adapter aux politiques de santé déployées à l’échelon régional ;
  • Les projets informatiques liés à la mise en œuvre d’une PTA sont complexes : le rôle d’intégrateur est de ce fait important ;
  • Orion Health, d’après sa représentante, bénéficie de deux avantages : des retours d’expériences internationales similaires et un déploiement de ses solutions dans deux territoires de santé numérique (TSN) sur cinq ;
  • Résorber la distance entre l’usager et l’éditeur de logiciel : l’organisation du projet doit dès la phase initiale tenir compte de cet enjeu.

Les PTA et les SNACs présentent les avantages suivants : ils permettent de rationaliser un existant complexe, au bénéfice des usagers et des soignants, et constituent en cela un « levier de transformation » du système français.

Les facteurs clés du succès d’une PTA, selon Chantal Coru, Analyste fonctionnel chez Orion Health

Les facteurs clés du succès d’une PTA, selon Orion Health

-Tracer une trajectoire d’évolution en lien avec la politique de la région ;
-Ne pas rompre avec l’existant mais le valoriser ;
-S’intégrer dans l’écosystème de santé local ;
-Donner au patient les outils dont il a besoin pour prendre sa place, dans le cadre d’un parcours structuré et simplifié.

#FASN : « Le parcours va au-delà de la prise en charge des maladies chroniques » (S. Martinon, ANAP)

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À l’occasion de la première édition de la campagne FASN 2018 dédiée au parcours de soin, Sophie Martinon, directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a exposé la vision de l’ANAP sur les parcours et la coordination des acteurs de l’écosystème sanitaire et médico-social.

Le concept de départ étant le parcours de soin – qui a évolué vers le parcours de santé et de façon encore plus générale vers le parcours de vie – doit être compris aujourd’hui dans sa dimension la plus large possible.

Au cours de son intervention, Sophie Martinon a notamment abordé les thématiques suivantes :
• la place de la France par rapport aux autres pays développés : elle leur emboîte le pas sans accuser de retard ;
• le parcours de santé qui ne s’inscrit pas uniquement dans la charge des maladies chroniques : elle a cité des travaux de l’ANAP qui ont fait émerger les aspects convergents des parcours dans les domaines aussi variés que la santé mentale ou la chirurgie, qui témoignent de l‘intérêt des parcours de santé s’inscrivant dans les parcours de vie ;
• les enjeux de la structuration des parcours de soin  : ils sont liés à l’organisation entre professionnels, l’outil de structuration et le financement qui y est associé.

La France affiche le même stade d’avancement que les grands acteurs internationaux

Selon Sophie Martinon, les réflexions et les projets menés à l’heure actuelle par les organes institutionnels français sur la thématique des parcours en santé correspondent au niveau des réflexions menées à échelle internationale. Ils s’inscrivent dans les mêmes tendances du fait de la confrontation aux mêmes problématiques : vieillissement de la population, développement des maladies chroniques, amélioration de la prévention et efficience du système de protection sociale.

Ainsi, face à ces problématiques internationales convergentes, l’OMS a créé en 2016 un cadre stratégique en faveur des soins intégrés (Integrated Care) avec deux axes notamment : la réorientation des modes de prise en charge (leur évolution) d’une part, et la coordination non seulement des services de santé mais également des services médico-sociaux.

Cette approche a été reprise par l’OCDE en 2017 et a été traduite dans le système française sous forme de PAERPA.

La structuration des parcours de santé non exclusivement réservée à la prise en charge des maladies chroniques

La vision consistant à inscrire le concept de parcours dans le cadre de maladies chroniques est réductrice à l’heure actuelle, juge Sophie Martinon. Le parcours doit être compris dans sa dimension transversale pour comprendre ses retombées positives dans différents domaines système de la santé.

L’ANAP a eu l’occasion de travailler sur des équipes pionnières en matière de développement de protocoles dans deux domaines notamment à savoir la réhabilitation après chirurgie (RAC) ou la réhabilitation psycho-sociale. Il s’agit de protocoles améliorés de réhabilitation.

L’objectif était d’identifier des invariants organisationnels, des évolutions et des tendances similaires dans le champs de la chirurgie et de la santé mentale en l’occurrence. Six principes ont émergé de cette expériences :

  • la prise en charge de la personne dans la globalité et dans son cadre de vie : dans le cas de la RAC, un travail en amont et en aval à domicile s’imposait (habitudes de vie, nutrition, etc.)
  • le retour au cadre ordinaire de la vie de la personne : l’accompagnement psycho-social vise à assurer le retour à l’environnement ordinaire de la personne avec la reprise d’une activité professionnelle ;
  • repositionnement d’un soin dans le parcours de vie : encourager les actes mini-invasifs en chirurgie ou proposer une thérapie de remédiation cognitive permettant une réinsertion la plus rapide possible ;
  • synergie de différents acteurs de santé : intégration au sein d’une équipe traditionnelle de professionnels tels des diététiciens et le kinésithérapeute dans le cadre d’une chirurgie ;
  • évolution des compétences des professionnels dans un cadre plus collaboratif pour développer les échanges où l’enjeu du numérique prend tout son sens au service d’approches coopératives et de structuration de parcours. qui amène à une désinstitutionnalisation des patients.

L’intégration des parcours de soins dans les parcours de vie est un enjeu structurant du système de santé.

Les 3 enjeux de la structuration des parcours

D’après la directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la performance, la structuration des parcours présente trois enjeux qui se superposent et se renforcent les uns les autres :

  • l’organisation : savoir comment les professionnels choisissent de structurer leur parcours. Pour que l’organisation choisie soit optimale, des prérequis existent comme l’instauration d’une relation de confiance entre les professionnels de différents secteurs (sanitaire et médico-social), alimentée lors de réunions et de discussions multipartites au sein d’un territoire notamment ;
  • l’outillage : il doit garantir une structuration systémique et sa pérennisation et l’outil numérique peut apporter une réponse aux parcours complexes et à la coordination usuelle quotidienne autour d’un patient
  • le financement : le financement expérimental rendu possible par l’article 51, qui n’est pas forcément une nécessité à un stade précoce, mais peut permettre de lever certains obstacles et donne un signal d’encouragement aux acteurs.

Les questions organisationnelles entre les différents professionnels de santé sont un préalable extrêmement important à la structuration de parcours efficaces.

#FASN : Santé numérique, les médecins sont-ils prêts à franchir le cap ?

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Le 26 juin 2018, lors de la campagne FASN 2018 dédiée au parcours de vie a eu lieu un atelier sur la problématique de l’implantation d’outils numériques au service du suivi des patients.

Cet atelier animé par Béatrice FALISE-MIRAT, Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
– le Docteur Marilucy LOPEZ-SUBLET, PH de Médecine interne, Hôpital d’Avicenne, AP-HP ;
– Christian GOURDIN, Directeur général d’INOVELAN, groupe AGFA HealthCare ;
– 
Pierre MERIGAUD, Directeur d’Autonom’Lab.

Des sujets tels que les difficultés, les limites, les modèles économiques, les projets et la finalité de l’implantation d’outils numériques dans le suivi des patients ont été abordés.

Les objectifs de l’utilisation de l’objet connecté en médecine

Pierre Merigaud s’est fondé sur les résultats d’une étude menée par Automn’Lab à propos des outils numériques pour dégager quatre grandes visées de l’utilisation des objets connectés en médecine, qui sont :

  • responsabiliser le patient  : il s’agit d’inclure le patient dans son parcours de soins, de le rendre acteur de ses propres prises en charge ;
  • développer des outils  : ni les outils connectés proposés à l’heure actuelle, ni les modèles économiques qui sous-tendent leur développement ou leur déploiement ne sont encore parfaits. Ainsi, il est question de les améliorer afin de les rendre plus efficaces et plus accessibles ;
  • faciliter l’accès au suivi  : il s’agit de créer des interfaces claires et lisibles tant pour les patients que pour les professionnels de santé afin de favoriser l’accès aux soins ;
  • étendre l’objet connecté aux patients : normaliser les outils numériques en santé et atteindre une acceptation par l’ensemble des acteurs des soins (patients ou professionnels) demeure un challenge important : ces outils coûtent cher et leur utilisation n’est pas encore systématiquement intégrée aux pratiques médicales.

La télémédecine, du point de vue des professionnels

L’intérêt 

  • Pour les professionnels de la santé, la télémédecine permet d’éviter des déplacements au domicile du patient : cette pratique représente un gain de temps pour les professionnels de la santé.
  • Pour les patients, la télémédecine favorise l’accès aux soins notamment dans les zones isolées : elle pourrait constituer une solution au problème des déserts médicaux.

Les limites

D’après une étude de l’AP-HP, 99 % des médecins interrogés au sujet de la télémédecine lui trouvent au moins trois limites. Les limites exprimées de façon récurrente sont les suivantes :

  • le coût des outils connectés nécessaires à la mise en œuvre de la télémédecine  : les nouvelles technologies coûtent encore cher à l’heure actuelle et la télémédecine ne fait pas exception.
  • l’utilisation parfois difficile de ces outils connectés : l’utilisation des outils numériques n’est pas innée pour nombre de professionnels de la santé, qui demandent l’élaboration de formations à l’utilisation des objets connectés supports de la télémédecine. Ceux-ci évoluant rapidement, on conçoit la difficulté de la mise en œuvre de telles formations.
  • la réticence médicale  : nombreux sont les médecins qui se montrent réticents face au changement que représente la télémédecine. Cette réticence soulève la question suivante : les médecins sont ils prêts à se lancer dans la santé numérique ?

D’autres limites telles que le cadre légal de la télémédecine et la protection des données ont été évoquées.

L’industrie au service de la santé numérique, du point de vue des entreprises

Christian Gourdin a exprimé un point de vue plus industriel et a abordé, en les illustrant par de nombreux exemples, les questions de la prévention, des soins et de la cohérence du parcours que les outils connectés pourraient servir.

La prévention 

Par l’utilisation d’objets connectés et d’autres outils comme des questionnaires en ligne ou des capteurs sensoriels, il est possible de faciliter le diagnostic de certaines affections chroniques telles que l’hypertension artérielle : des tablettes comportant des questionnaires conçue pour aider à la détection de signes d’hypertension ont par exemple été mis à disposition des artisans boulangers (profession connue pour être particulièrement sujette à l’hypertension).

Le suivi du traitement, des soins

De nombreux dispositifs connectés permettent de favoriser le suivi des soins du patient. Par exemple, des outils numériques permettent aux médecins, s’ils le souhaitent, de vérifier à tout moment les constantes d’un patient sous traitement, afin d’en adapter au mieux les posologies.

Le parcours

  • L’utilisation d’objets connectés pourrait fluidifier le parcours de soins en amont ou en aval d’une hospitalisation.

A titre d’exemple de bénéfice à l’utilisation d’outils numériques en amont d’une hospitalisation, l’intervenant a proposé d’imaginer une application qui enverrait au patient toutes les informations relatives à sa prise en charge. En aval, la même application pourrait accompagner les professionnels dans la surveillance de l’apparition de complications et de phénomènes iatrogènes. De ce fait, un tel outil connecté libérerait les professionnels d’une part de leur charge de travail.

  • L’utilisation d’objets connectés pourrait rendre le parcours de soins des patients atteints d’affections chroniques plus cohérent.

En effet, les outils numériques peuvent favoriser une meilleure coordination du parcours de soins des patients, en renforçant le dialogue entre les différents acteurs des soins.

Aussi, si les outils connectés se multiplient et permettent d’appréhender les apports éventuels de la médecine numérique à la santé, des limites exprimées notamment par les professionnels de la santé freinent actuellement leur totale intégration dans les pratiques.

#FASN2018 : C2Care, Implicity, Libheros, Jeconsens.fr et MaPUI LABS finalistes du start-up challenge

Photo-FASN-Paris0618-4465La 12ème étape de la campagne « Faire avancer la santé numérique » s’est tenue le 26 juin 2018 à Paris.

L’événement a accueilli la finale d’un start-up challenge au cours de laquelle les 5 start-ups finalistes du concours, sélectionnées parmi 33 candidats, ont eu l’occasion de présenter leur produit-phare devant l’auditoire. Il s’agissait de :
– Implicity ;
– Libheros ;
– Jeconsens.fr ;
– MaPUI LABS, qui a présenté un outil nommé Hospiville ;
– C2Care, qui a présenté ses dispositifs de réalité virtuelle.

Le lauréat du concours, C2Care, a remporté une entrée gratuite pour deux personnes aux deux prochains rendez-vous de la campagne, prix conçu pour aider les start-ups à accroître leur visibilité.

Critères de sélection des start-ups candidates et du lauréat

  • Caractère innovant du produit proposé : le projet présenté doit répondre à des enjeux contemporains tels que le parcours de vie à l’ère du numérique et constituer une avancée technologique profitable à la santé ;
  • Stratégie économique envisagée par l’entreprise : la viabilité du modèle économique de l’entreprise est examinée par le jury ;
  • Dimension internationale du projet présenté : les projets qui pourraient trouver un marché à l’étranger sont particulièrement appréciés ;
  • Cohérence du projet et de sa présentation : le projet, pour être sélectionné par le jury, doit être facilement compréhensible par lui ;
  • Cohérence de l’équipe porteuse du projet : une attention particulière est portée à la complémentarité des membres de l’équipe, de leurs expériences et compétences.

Composition du jury

Le jury du start-up challenge de la 12ème étape du FASN compte trois membres :

  • Dr Claude BRONNER, Vice-Président de la Fédération des Médecins de France ;
  • Pascale SAUVAGE, Directrice de l’ASIP Santé ;
  • Rosalie MAURISSE, chargée de la Direction des Filières industrielles de Bpi France.

L’Uniopss partie prenante de la journée 36 Heures Chrono Parcours de vie organisée par Care Insight

logo UNIOPSS baselineL’Uniopss a participé à l’évènement organisé par Care Insight dédié à la santé numérique et au parcours de vie le 26 juin 2018. Cette journée a rassemblé des acteurs privés non lucratifs, lucratifs, publics, sanitaires et médico-sociaux, des éditeurs de logiciels et des start-up.

La journée a notamment été introduite par Marie-Anne Montchamp, présidente de la CNSA et Sophie Martinon, directrice de l’ANAP.

L’Uniopss est intervenue le matin sur le LAB N°4 : Coordination des services et hospitalisation à domicile : la fluidification du parcours de vie.
L’Uniopss a fait part des difficultés de financement et de recrutement des services d’aide et de soins à domicile. Les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins, quand la population française souhaite majoritairement se maintenir à son domicile, et compte-tenu de l’amplification des besoins – d’autant plus importants avec l’accélération annoncée du virage ambulatoire.

L’Uniopss a également fait part du retard du secteur médico-social –dont le secteur du domicile – en matière de systèmes d’information, secteur qui n’a bénéficié d’aucun plan et moyens équivalents au secteur sanitaire de type « Plan hôpital numérique ». L’Uniopss a plaidé en faveur d’une stratégie de modernisation et de développement des systèmes d’informations médico-sociaux. C’est incontournable pour permettre la transmission d’information entre le sanitaire et le médico-social et fluidifier le parcours des patients.

Enfin l’Uniopss a souhaité faire un focus sur deux mesures récentes concourant à l’amélioration des parcours des personnes :

  • Une mesure d’innovation organisationnelle : l’intervention conjointe SSIAD/HAD permettant de maintenir une partie de l’équipe du SSIAD déjà connue du patient et de faire intervenir en complément l’HAD, chargée également de la coordination. Une avancée réglementaire avec des modalités de financements adéquates introduite par le décret n° 2018-430 du 1er juin 2018.
  • L’outil ADOP-HAD construit par la HAS avec les acteurs qui permet de faciliter l’orientation vers la HAD : c’est un questionnaire en ligne très simple (réponses OUI/NON) relié à un algorithme, sur la situation d’un patient qui permet aux médecins et soignants de définir si la situation peut relever d’une intervention HAD. Une évaluation par l’HAD est ensuite réalisée pour valider la possibilité d’intervention. L’outil contribue à décomplexifier le recours à l’HAD. https://adophad.has-sante.fr/adophad/

Au cours des échanges, l’Uniopss a mentionné la nécessité de l’intervention des pouvoirs publics auprès des éditeurs de logiciels, certains refusant de rendre interopérables leurs outils, aux dépends des opérateurs associatifs et des publics qu’ils accompagnent.

A noter, les travaux intéressants de l’association EDESS avec la CNSA et la DGCS autour d’ESPPADOM, un standard d’échanges de données entre Conseil Départementaux et Services d’aide à domicile avec la production de différents guides dont par exemple un kit d’interopérabilité pour les SI des SPASAD, et d’une charte d’interopérabilité signée à ce jour par 12 éditeurs de logiciel. Des travaux sont en cours sur l’échange de données entre SAAD et SSIAD. => http://www.edess.org/joomla/le-standard-esppadom

L’Uniopss était également membre du jury des Minutes de l’Innovation, chargé de sélectionner des projets émanant de professionnels de santé ou médico-sociaux. Le jury était également composé de la Fehap, la Croix-Rouge française, France Assos Santé et l’ASIP Santé.

Trois projets ont été présélectionnés sur dossier et lesporteurs invités à présenter leurs projets lors de l’évènement :

  • Un projet européen de valorisation et de formation des professionnels de l’aide à domicile, via plusieurs outils numériques (vidéo, MOOC…) construits avec des professionnels de différents pays, porté par l’IRFSS de la Croix-Rouge Française Aquitaine => prix « coup de cœur » du jury
  • Un projet de fabrication d’objets par l’utilisation d’une imprimantes 3D par des personnes en situation de handicap psychiques pour des personnes en situation de handicap physique – fruit d’une collaboration entre deux services – un Centre de Réhabilitation Psycho-Sociale et un Centre de Médecine Physique et de réadaptation- au sein d’un établissement UGECAM (Tour de Grassies – Aquitaine).
  • Un projet de développement de SI et outils numériques interopérables pour faciliter le quotidien des professionnels et des patients entre un SAAD, SSIAD et SPASAD gérés par l’Association La Vie à domicile – Maison de la Santé et des Aidants à Mérignac (33).

L’Uniopss a salué les objectifs et réalisations de chacun des projets qui contribuent concrètement à l’amélioration des parcours de vie : la valorisation et la formation des professionnels de l’aide à domicile, l’empowerment des personnes accompagnées, et la transformation des organisations au service du parcours des personnes, avec des outils informatiques interopérables comme supports.

Plus d’informations : http://expertise.uniopss.asso.fr/section/unio_detail.html?publicationId=p1091530541167734