36 Heures Chrono Hôpital du Futur : des rencontres nationales pour échanger sur la transformation numérique et l’innovation organisationnelle des établissements de santé

Alors que le gouvernement présentera son grand plan hôpital à la rentrée et qu’un récent rapport du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) préconise la mise en place des hôpitaux de proximité, la campagne #FASN organise le 20 septembre à Paris une réflexion sur l’hôpital du futur.

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#FASN : Déploiement d’une PTA – retours d’expérience et pistes d’amélioration

A l’occasion de l’édition 2018 de FASN (« Faire Avancer la Santé Numérique ») organisée le 26 juin 2018 dans les locaux de l’entreprise Care Insight à Paris, plusieurs acteurs impliqués dans des projets de plateforme territoriale d’appui (PTA) ont fait part de leur expérience et ont esquissé des voies d’amélioration possibles de leur dispositif.

L’atelier a réuni les intervenants suivants :
-Valérie Chereau-Cornu, Directrice de l’Association Odyssée, Responsable de la PTA Odyssée ;
-Franck Jolivaldt, Directeur du Département Innovation, GCS SESAN ;
-Chantal Coru, Analyste fonctionnel, Orion Health.

Genèse, finalités et caractéristiques des plateformes territoriales d’appui (PTA)

Les PTA ont été instituées par le décret du 4 juillet 2017 relatif aux fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes, pris en application de l’article 74 la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

L’objectif de ce dispositif est d’apporter un soutien aux professionnels de santé pour la prise en charge des situations complexes à travers 3 types de services :

  •  l’information et l’orientation des professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales de leurs territoires pour répondre aux besoins des patients avec toute la réactivité requise. La plateforme peut par exemple identifier une aide à domicile, orienter vers une place en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD), etc. ;
  •  l’appui à l’organisation des parcours complexes, dont l’organisation des admissions en établissement et des sorties. En cela, la plateforme apporte une aide pour coordonner les interventions des professionnels sanitaires, sociaux et médico-sociaux autour du patient ;
  •  le soutien aux pratiques et aux initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination. Dans ce domaine, la plateforme appuie de manière opérationnelle et logistique les projets des professionnels.

La PTA Odyssée s’efforce, depuis 2006 sous une autre forme juridique, de répondre à ces objectifs

Deux niveaux de réponses opérationnelles

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La plateforme Odyssée est issue d’une réflexion menée par un groupe de professionnels de santé libéraux, hospitaliers et d’acteurs du maintien au domicile. Ces acteurs interviennent dans 134 communes des Yvelines et du Val d’Oise.

La plateforme est conçue pour apporter deux niveaux de réponses opérationnelles aux professionnels du territoire d’intervention (zone intervention PTA).

  • Niveau 1 : une information et orientation avec une réactivité. Ces réponses sont élaborées en considérant d’un point de vue global les ressources du territoire.
    Ce premier niveau inclut également une aide à la décision pour le professionnel de santé. Les professionnels de la plateforme peuvent également faire des propositions aux professionnels sur certaines situations (aide au diagnostic, aide à la prescription et mise à disposition d’une expertise, etc.).
  • Niveau 2 : un appui lourd à l’organisation des parcours avec réactivité (prise en compte de la demande) avec l’accord du médecin traitant.

Les professionnels se sont appropriés le dispositif

À l’échelle du territoire, sont utilisateurs :

  • 15 % des malades et proches ;
  • 39 % des professionnels de ville ;
  • 46 % des hôpitaux.

Le « succès » de la PTA Odyssée repose sur plusieurs éléments

Le succès de la PTA Odyssée, d’après Valérie Chereau-Cornu, est attribuable aux facteurs suivants :

  • une gouvernance pluriprofessionnelle ;
  • un fort ancrage territorial ;
  • une réflexion de long cours menée sur la prise en charge des cas complexes ;
  • un « soucis de pragmatisme » qui incite les acteurs de la PTA à faire porter leurs efforts sur les actions « réalistes » et nécessaires à court et moyen termes ;
  • un dispositif complémentaire (mais non substituable) aux autres services existants (CLIC, MAIA, etc.).

Facteurs clés du succès (PTA Odyssée)

-Clarifier dès le début les enjeux, les objectifs et les moyens ;
-Etre légitime et perçu comme tel ;
-S’inscrire dans une logique collaborative ;
-Favoriser l’innovation.

GCS SESAN et la plateforme de coordination Terr-eSanté

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Le GCS SESAN est l’expert opérationnel en systèmes d’information pour les acteurs de santé franciliens. D’après Franck Jolivaldt, directeur Innovation du GCS, « les outils numériques ont vocation à partager la prise en charge des patients avec l’ensemble des acteurs » de santé. L’interaction des professionnels de santé nécessite de pouvoir s’appuyer sur des outils numériques et des dispositifs de partage efficaces. Le GCS SESAN a fait le choix de l’outil Terr-eSanté.

Terr-eSanté est une plateforme de coordination, d’échange et de partage d’informations, destinée aux professionnels de toutes disciplines, qu’ils exercent en établissements ou dans le secteur libéral. Terr-eSanté intègre des fonctions générales et des parcours thématiques centrés sur le diabète, la périnatalité, l’insuffisance cardiaque, le DCC (Dossier Communicant de Cancérologie) et sur la mission de service public PDSA (Permanence Des Soins Ambulatoires).

Les Facteurs clés du succès d’une PTA selon le Directeur Innovation du GCS SESAN

Facteurs clés du succès (GCS Sesan)

-Un outil communiquant ;
-Un outil interopérable ;
-Une fonction majeure de la plateforme interopérable ;
-Une réorganisation de la prise en charge.

Retours d’expérience – Orion Health

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Analyste fonctionnel chez Orion Health, qui équipe plusieurs acteurs de santé, Chantal Coru évoque le rôle des éditeurs de logiciel en matière d’accompagnement des PTA :

  • Les contextes et les besoins de santé diffèrent d’une région à l’autre : ceci nécessite de développer des outils modulaires et neutres ;
  • Les régions sont porteuses de projets différents : l’outil doit s’adapter aux politiques de santé déployées à l’échelon régional ;
  • Les projets informatiques liés à la mise en œuvre d’une PTA sont complexes : le rôle d’intégrateur est de ce fait important ;
  • Orion Health, d’après sa représentante, bénéficie de deux avantages : des retours d’expériences internationales similaires et un déploiement de ses solutions dans deux territoires de santé numérique (TSN) sur cinq ;
  • Résorber la distance entre l’usager et l’éditeur de logiciel : l’organisation du projet doit dès la phase initiale tenir compte de cet enjeu.

Les PTA et les SNACs présentent les avantages suivants : ils permettent de rationaliser un existant complexe, au bénéfice des usagers et des soignants, et constituent en cela un « levier de transformation » du système français.

Les facteurs clés du succès d’une PTA, selon Chantal Coru, Analyste fonctionnel chez Orion Health

Les facteurs clés du succès d’une PTA, selon Orion Health

-Tracer une trajectoire d’évolution en lien avec la politique de la région ;
-Ne pas rompre avec l’existant mais le valoriser ;
-S’intégrer dans l’écosystème de santé local ;
-Donner au patient les outils dont il a besoin pour prendre sa place, dans le cadre d’un parcours structuré et simplifié.

#FASN : « Le parcours va au-delà de la prise en charge des maladies chroniques » (S. Martinon, ANAP)

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À l’occasion de la première édition de la campagne FASN 2018 dédiée au parcours de soin, Sophie Martinon, directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a exposé la vision de l’ANAP sur les parcours et la coordination des acteurs de l’écosystème sanitaire et médico-social.

Le concept de départ étant le parcours de soin – qui a évolué vers le parcours de santé et de façon encore plus générale vers le parcours de vie – doit être compris aujourd’hui dans sa dimension la plus large possible.

Au cours de son intervention, Sophie Martinon a notamment abordé les thématiques suivantes :
• la place de la France par rapport aux autres pays développés : elle leur emboîte le pas sans accuser de retard ;
• le parcours de santé qui ne s’inscrit pas uniquement dans la charge des maladies chroniques : elle a cité des travaux de l’ANAP qui ont fait émerger les aspects convergents des parcours dans les domaines aussi variés que la santé mentale ou la chirurgie, qui témoignent de l‘intérêt des parcours de santé s’inscrivant dans les parcours de vie ;
• les enjeux de la structuration des parcours de soin  : ils sont liés à l’organisation entre professionnels, l’outil de structuration et le financement qui y est associé.

La France affiche le même stade d’avancement que les grands acteurs internationaux

Selon Sophie Martinon, les réflexions et les projets menés à l’heure actuelle par les organes institutionnels français sur la thématique des parcours en santé correspondent au niveau des réflexions menées à échelle internationale. Ils s’inscrivent dans les mêmes tendances du fait de la confrontation aux mêmes problématiques : vieillissement de la population, développement des maladies chroniques, amélioration de la prévention et efficience du système de protection sociale.

Ainsi, face à ces problématiques internationales convergentes, l’OMS a créé en 2016 un cadre stratégique en faveur des soins intégrés (Integrated Care) avec deux axes notamment : la réorientation des modes de prise en charge (leur évolution) d’une part, et la coordination non seulement des services de santé mais également des services médico-sociaux.

Cette approche a été reprise par l’OCDE en 2017 et a été traduite dans le système française sous forme de PAERPA.

La structuration des parcours de santé non exclusivement réservée à la prise en charge des maladies chroniques

La vision consistant à inscrire le concept de parcours dans le cadre de maladies chroniques est réductrice à l’heure actuelle, juge Sophie Martinon. Le parcours doit être compris dans sa dimension transversale pour comprendre ses retombées positives dans différents domaines système de la santé.

L’ANAP a eu l’occasion de travailler sur des équipes pionnières en matière de développement de protocoles dans deux domaines notamment à savoir la réhabilitation après chirurgie (RAC) ou la réhabilitation psycho-sociale. Il s’agit de protocoles améliorés de réhabilitation.

L’objectif était d’identifier des invariants organisationnels, des évolutions et des tendances similaires dans le champs de la chirurgie et de la santé mentale en l’occurrence. Six principes ont émergé de cette expériences :

  • la prise en charge de la personne dans la globalité et dans son cadre de vie : dans le cas de la RAC, un travail en amont et en aval à domicile s’imposait (habitudes de vie, nutrition, etc.)
  • le retour au cadre ordinaire de la vie de la personne : l’accompagnement psycho-social vise à assurer le retour à l’environnement ordinaire de la personne avec la reprise d’une activité professionnelle ;
  • repositionnement d’un soin dans le parcours de vie : encourager les actes mini-invasifs en chirurgie ou proposer une thérapie de remédiation cognitive permettant une réinsertion la plus rapide possible ;
  • synergie de différents acteurs de santé : intégration au sein d’une équipe traditionnelle de professionnels tels des diététiciens et le kinésithérapeute dans le cadre d’une chirurgie ;
  • évolution des compétences des professionnels dans un cadre plus collaboratif pour développer les échanges où l’enjeu du numérique prend tout son sens au service d’approches coopératives et de structuration de parcours. qui amène à une désinstitutionnalisation des patients.

L’intégration des parcours de soins dans les parcours de vie est un enjeu structurant du système de santé.

Les 3 enjeux de la structuration des parcours

D’après la directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la performance, la structuration des parcours présente trois enjeux qui se superposent et se renforcent les uns les autres :

  • l’organisation : savoir comment les professionnels choisissent de structurer leur parcours. Pour que l’organisation choisie soit optimale, des prérequis existent comme l’instauration d’une relation de confiance entre les professionnels de différents secteurs (sanitaire et médico-social), alimentée lors de réunions et de discussions multipartites au sein d’un territoire notamment ;
  • l’outillage : il doit garantir une structuration systémique et sa pérennisation et l’outil numérique peut apporter une réponse aux parcours complexes et à la coordination usuelle quotidienne autour d’un patient
  • le financement : le financement expérimental rendu possible par l’article 51, qui n’est pas forcément une nécessité à un stade précoce, mais peut permettre de lever certains obstacles et donne un signal d’encouragement aux acteurs.

Les questions organisationnelles entre les différents professionnels de santé sont un préalable extrêmement important à la structuration de parcours efficaces.

#FASN : Santé numérique, les médecins sont-ils prêts à franchir le cap ?

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Le 26 juin 2018, lors de la campagne FASN 2018 dédiée au parcours de vie a eu lieu un atelier sur la problématique de l’implantation d’outils numériques au service du suivi des patients.

Cet atelier animé par Béatrice FALISE-MIRAT, Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
– le Docteur Marilucy LOPEZ-SUBLET, PH de Médecine interne, Hôpital d’Avicenne, AP-HP ;
– Christian GOURDIN, Directeur général d’INOVELAN, groupe AGFA HealthCare ;
– 
Pierre MERIGAUD, Directeur d’Autonom’Lab.

Des sujets tels que les difficultés, les limites, les modèles économiques, les projets et la finalité de l’implantation d’outils numériques dans le suivi des patients ont été abordés.

Les objectifs de l’utilisation de l’objet connecté en médecine

Pierre Merigaud s’est fondé sur les résultats d’une étude menée par Automn’Lab à propos des outils numériques pour dégager quatre grandes visées de l’utilisation des objets connectés en médecine, qui sont :

  • responsabiliser le patient  : il s’agit d’inclure le patient dans son parcours de soins, de le rendre acteur de ses propres prises en charge ;
  • développer des outils  : ni les outils connectés proposés à l’heure actuelle, ni les modèles économiques qui sous-tendent leur développement ou leur déploiement ne sont encore parfaits. Ainsi, il est question de les améliorer afin de les rendre plus efficaces et plus accessibles ;
  • faciliter l’accès au suivi  : il s’agit de créer des interfaces claires et lisibles tant pour les patients que pour les professionnels de santé afin de favoriser l’accès aux soins ;
  • étendre l’objet connecté aux patients : normaliser les outils numériques en santé et atteindre une acceptation par l’ensemble des acteurs des soins (patients ou professionnels) demeure un challenge important : ces outils coûtent cher et leur utilisation n’est pas encore systématiquement intégrée aux pratiques médicales.

La télémédecine, du point de vue des professionnels

L’intérêt 

  • Pour les professionnels de la santé, la télémédecine permet d’éviter des déplacements au domicile du patient : cette pratique représente un gain de temps pour les professionnels de la santé.
  • Pour les patients, la télémédecine favorise l’accès aux soins notamment dans les zones isolées : elle pourrait constituer une solution au problème des déserts médicaux.

Les limites

D’après une étude de l’AP-HP, 99 % des médecins interrogés au sujet de la télémédecine lui trouvent au moins trois limites. Les limites exprimées de façon récurrente sont les suivantes :

  • le coût des outils connectés nécessaires à la mise en œuvre de la télémédecine  : les nouvelles technologies coûtent encore cher à l’heure actuelle et la télémédecine ne fait pas exception.
  • l’utilisation parfois difficile de ces outils connectés : l’utilisation des outils numériques n’est pas innée pour nombre de professionnels de la santé, qui demandent l’élaboration de formations à l’utilisation des objets connectés supports de la télémédecine. Ceux-ci évoluant rapidement, on conçoit la difficulté de la mise en œuvre de telles formations.
  • la réticence médicale  : nombreux sont les médecins qui se montrent réticents face au changement que représente la télémédecine. Cette réticence soulève la question suivante : les médecins sont ils prêts à se lancer dans la santé numérique ?

D’autres limites telles que le cadre légal de la télémédecine et la protection des données ont été évoquées.

L’industrie au service de la santé numérique, du point de vue des entreprises

Christian Gourdin a exprimé un point de vue plus industriel et a abordé, en les illustrant par de nombreux exemples, les questions de la prévention, des soins et de la cohérence du parcours que les outils connectés pourraient servir.

La prévention 

Par l’utilisation d’objets connectés et d’autres outils comme des questionnaires en ligne ou des capteurs sensoriels, il est possible de faciliter le diagnostic de certaines affections chroniques telles que l’hypertension artérielle : des tablettes comportant des questionnaires conçue pour aider à la détection de signes d’hypertension ont par exemple été mis à disposition des artisans boulangers (profession connue pour être particulièrement sujette à l’hypertension).

Le suivi du traitement, des soins

De nombreux dispositifs connectés permettent de favoriser le suivi des soins du patient. Par exemple, des outils numériques permettent aux médecins, s’ils le souhaitent, de vérifier à tout moment les constantes d’un patient sous traitement, afin d’en adapter au mieux les posologies.

Le parcours

  • L’utilisation d’objets connectés pourrait fluidifier le parcours de soins en amont ou en aval d’une hospitalisation.

A titre d’exemple de bénéfice à l’utilisation d’outils numériques en amont d’une hospitalisation, l’intervenant a proposé d’imaginer une application qui enverrait au patient toutes les informations relatives à sa prise en charge. En aval, la même application pourrait accompagner les professionnels dans la surveillance de l’apparition de complications et de phénomènes iatrogènes. De ce fait, un tel outil connecté libérerait les professionnels d’une part de leur charge de travail.

  • L’utilisation d’objets connectés pourrait rendre le parcours de soins des patients atteints d’affections chroniques plus cohérent.

En effet, les outils numériques peuvent favoriser une meilleure coordination du parcours de soins des patients, en renforçant le dialogue entre les différents acteurs des soins.

Aussi, si les outils connectés se multiplient et permettent d’appréhender les apports éventuels de la médecine numérique à la santé, des limites exprimées notamment par les professionnels de la santé freinent actuellement leur totale intégration dans les pratiques.

#FASN2018 : C2Care, Implicity, Libheros, Jeconsens.fr et MaPUI LABS finalistes du start-up challenge

Photo-FASN-Paris0618-4465La 12ème étape de la campagne « Faire avancer la santé numérique » s’est tenue le 26 juin 2018 à Paris.

L’événement a accueilli la finale d’un start-up challenge au cours de laquelle les 5 start-ups finalistes du concours, sélectionnées parmi 33 candidats, ont eu l’occasion de présenter leur produit-phare devant l’auditoire. Il s’agissait de :
– Implicity ;
– Libheros ;
– Jeconsens.fr ;
– MaPUI LABS, qui a présenté un outil nommé Hospiville ;
– C2Care, qui a présenté ses dispositifs de réalité virtuelle.

Le lauréat du concours, C2Care, a remporté une entrée gratuite pour deux personnes aux deux prochains rendez-vous de la campagne, prix conçu pour aider les start-ups à accroître leur visibilité.

Critères de sélection des start-ups candidates et du lauréat

  • Caractère innovant du produit proposé : le projet présenté doit répondre à des enjeux contemporains tels que le parcours de vie à l’ère du numérique et constituer une avancée technologique profitable à la santé ;
  • Stratégie économique envisagée par l’entreprise : la viabilité du modèle économique de l’entreprise est examinée par le jury ;
  • Dimension internationale du projet présenté : les projets qui pourraient trouver un marché à l’étranger sont particulièrement appréciés ;
  • Cohérence du projet et de sa présentation : le projet, pour être sélectionné par le jury, doit être facilement compréhensible par lui ;
  • Cohérence de l’équipe porteuse du projet : une attention particulière est portée à la complémentarité des membres de l’équipe, de leurs expériences et compétences.

Composition du jury

Le jury du start-up challenge de la 12ème étape du FASN compte trois membres :

  • Dr Claude BRONNER, Vice-Président de la Fédération des Médecins de France ;
  • Pascale SAUVAGE, Directrice de l’ASIP Santé ;
  • Rosalie MAURISSE, chargée de la Direction des Filières industrielles de Bpi France.

L’Uniopss partie prenante de la journée 36 Heures Chrono Parcours de vie organisée par Care Insight

logo UNIOPSS baselineL’Uniopss a participé à l’évènement organisé par Care Insight dédié à la santé numérique et au parcours de vie le 26 juin 2018. Cette journée a rassemblé des acteurs privés non lucratifs, lucratifs, publics, sanitaires et médico-sociaux, des éditeurs de logiciels et des start-up.

La journée a notamment été introduite par Marie-Anne Montchamp, présidente de la CNSA et Sophie Martinon, directrice de l’ANAP.

L’Uniopss est intervenue le matin sur le LAB N°4 : Coordination des services et hospitalisation à domicile : la fluidification du parcours de vie.
L’Uniopss a fait part des difficultés de financement et de recrutement des services d’aide et de soins à domicile. Les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins, quand la population française souhaite majoritairement se maintenir à son domicile, et compte-tenu de l’amplification des besoins – d’autant plus importants avec l’accélération annoncée du virage ambulatoire.

L’Uniopss a également fait part du retard du secteur médico-social –dont le secteur du domicile – en matière de systèmes d’information, secteur qui n’a bénéficié d’aucun plan et moyens équivalents au secteur sanitaire de type « Plan hôpital numérique ». L’Uniopss a plaidé en faveur d’une stratégie de modernisation et de développement des systèmes d’informations médico-sociaux. C’est incontournable pour permettre la transmission d’information entre le sanitaire et le médico-social et fluidifier le parcours des patients.

Enfin l’Uniopss a souhaité faire un focus sur deux mesures récentes concourant à l’amélioration des parcours des personnes :

  • Une mesure d’innovation organisationnelle : l’intervention conjointe SSIAD/HAD permettant de maintenir une partie de l’équipe du SSIAD déjà connue du patient et de faire intervenir en complément l’HAD, chargée également de la coordination. Une avancée réglementaire avec des modalités de financements adéquates introduite par le décret n° 2018-430 du 1er juin 2018.
  • L’outil ADOP-HAD construit par la HAS avec les acteurs qui permet de faciliter l’orientation vers la HAD : c’est un questionnaire en ligne très simple (réponses OUI/NON) relié à un algorithme, sur la situation d’un patient qui permet aux médecins et soignants de définir si la situation peut relever d’une intervention HAD. Une évaluation par l’HAD est ensuite réalisée pour valider la possibilité d’intervention. L’outil contribue à décomplexifier le recours à l’HAD. https://adophad.has-sante.fr/adophad/

Au cours des échanges, l’Uniopss a mentionné la nécessité de l’intervention des pouvoirs publics auprès des éditeurs de logiciels, certains refusant de rendre interopérables leurs outils, aux dépends des opérateurs associatifs et des publics qu’ils accompagnent.

A noter, les travaux intéressants de l’association EDESS avec la CNSA et la DGCS autour d’ESPPADOM, un standard d’échanges de données entre Conseil Départementaux et Services d’aide à domicile avec la production de différents guides dont par exemple un kit d’interopérabilité pour les SI des SPASAD, et d’une charte d’interopérabilité signée à ce jour par 12 éditeurs de logiciel. Des travaux sont en cours sur l’échange de données entre SAAD et SSIAD. => http://www.edess.org/joomla/le-standard-esppadom

L’Uniopss était également membre du jury des Minutes de l’Innovation, chargé de sélectionner des projets émanant de professionnels de santé ou médico-sociaux. Le jury était également composé de la Fehap, la Croix-Rouge française, France Assos Santé et l’ASIP Santé.

Trois projets ont été présélectionnés sur dossier et lesporteurs invités à présenter leurs projets lors de l’évènement :

  • Un projet européen de valorisation et de formation des professionnels de l’aide à domicile, via plusieurs outils numériques (vidéo, MOOC…) construits avec des professionnels de différents pays, porté par l’IRFSS de la Croix-Rouge Française Aquitaine => prix « coup de cœur » du jury
  • Un projet de fabrication d’objets par l’utilisation d’une imprimantes 3D par des personnes en situation de handicap psychiques pour des personnes en situation de handicap physique – fruit d’une collaboration entre deux services – un Centre de Réhabilitation Psycho-Sociale et un Centre de Médecine Physique et de réadaptation- au sein d’un établissement UGECAM (Tour de Grassies – Aquitaine).
  • Un projet de développement de SI et outils numériques interopérables pour faciliter le quotidien des professionnels et des patients entre un SAAD, SSIAD et SPASAD gérés par l’Association La Vie à domicile – Maison de la Santé et des Aidants à Mérignac (33).

L’Uniopss a salué les objectifs et réalisations de chacun des projets qui contribuent concrètement à l’amélioration des parcours de vie : la valorisation et la formation des professionnels de l’aide à domicile, l’empowerment des personnes accompagnées, et la transformation des organisations au service du parcours des personnes, avec des outils informatiques interopérables comme supports.

Plus d’informations : http://expertise.uniopss.asso.fr/section/unio_detail.html?publicationId=p1091530541167734

#FASN : « La santé numérique doit faire avancer la santé tout court » (M-A. Montchamp, CNSA)

FASN MONTCHAMPLa première étape de la campagne FASN 2018 (« Faire Avancer la Santé Numérique ») est consacrée au(x) parcours de vie. L’agora d’ouverture plaçait la journée sous l’impact de l’ère numérique sur les parcours de vie en questionnant les enjeux et les perspectives à moyen terme, à savoir d’ici 2022.

Marie-Anne Montchamp, Président de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) a fait part de sa vision des parcours et de la manière dont le numérique peut les faire évoluer. Elle a ouvert l’échange en soulignant le rôle d’auxiliaire des outils et de la santé numérique dont la raison d’être est de « faire avancer la santé tout court » et contribuer à la transformation du système social en permettant de mobiliser toutes les parties prenantes et notamment le principal intéressé – le bénéficiaire final, à savoir le patient.

La transformation du système de protection sociale passera par des réponses aux questions de l’efficience, de la performance et de la qualité. Les outils numériques peuvent en être des catalyseurs. Il reste à déterminer aujourd’hui de quelle façon. À ce titre, Marie-Anne Montchamp saluait la démarche de FASN visant à réunir l’ensemble des cateurs pour faire émerger de nouvelles idées, la citant comme la méthode la plus vertueuse.

Le parcours dans toutes ses formes

Le discours d’ouverture a été prononcé par Cécile Lagardère, associée chez Care Insight. Elle a expliqué que cette édition de la campagne FASN revêt un caractère national. Elle vise à mettre la personne au cœur des discussions et des préoccupations des acteurs dans l’objectif de décloisonner le sanitaire, le médico-social et le social.

Au cours de 7 ateliers et d’une agora, 30 intervenants réunissant des institutionnels, des industriels et des professionnels de santé se sont réunis afin de partager leur vision du parcours.

Le parcours de vie, le parcours de santé, le e-parcours constituent un sujet d’actualité et sont rendus possibles grâce notamment au numérique et aux données favorisant l’échange entre les différentes parties prenantes et enfin une meilleure coordination entre elles.

Le virage numérique doit être au service du patient et d’une prise en charge efficace

Marie-Anne Montchamp présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et ancienne secrétaire d’État au Handicap a ouvert la séance. Elle a rappelé que le parcours n’a de sens que s’il sert mieux le bénéficiaire du système de santé – le citoyen qui doit être au cœur de tout.

Selon elle, faire avancer la santé numérique revient à faire avancer la santé dans son acception la plus large, au bénéfice du patient. La question de la santé numérique se pose si on se pose la question du bénéficiaire des politiques de santé. Elle soulignait que le véritable enjeu consistait à déterminer comment le déploiement, la vulgarisation, la sophistication, l’aménagement et l’intégration des outils numériques dans des stratégies plus large allait se répercuter sur le citoyen-patient.

Performance, efficience, coût de la non-qualité et patient-acteur

« Nous nous trouvons à un moment crucial où notre système de protection sociale, à la croisée de chemins, doit se transformer », affirme-t-elle. De même, les organisations publiques et privées du secteur doivent réfléchir à leur transformation et à cet effet se poser la question de la performance, de l’efficience et du coût de la non-qualité.

Par ailleurs, l’outil numérique doit être au service d’un engagement accru du patient dans le système qui est amené à devenir de plus en plus acteur de son parcours de santé et de son parcours de vie jusqu’à en devenir co-auteur.

Quelle transformation du système de santé ?

La transformation du système français n’obéit pas à un modèle préétabli de transformation industrielle et ceux qui produisent aujourd’hui des réponses à la question de sa transformation doivent avoir conscience du fait qu’ils sont en train de produire des réponses de demain et portent la transformation.

En quoi l’outil numérique peut-il contribuer à la transformation du modèle de protection sociale ?

Selon la présidente de la CNSA, l’outil numérique doit donner aux parties prenantes le sentiment d’être acteurs de la transformation en garantissant leur adhésion. Il doit en outre aider à résoudre des questions de la transversalité.

La question que l’on doit se poser est de savoir comment opérer le basculement dans les équilibres du modèle social actuel à partir d’outils numériques qui permettront d’intégrer dans la stratégie de santé une « stratégie de prendre soin » en même temps qu’une « stratégie de soins ». Ceci est particulièrement vrai dans le cadre des pathologies chroniques, car les citoyens attendent que les années gagnées en termes d’espérance de vie soient des années qui vaillent la peine d’être vécues.

En quoi l’outil numérique peut-il contribuer à faire émerger des réponses contingentes aux redoutables équations territoriales et sous-territoriales que la France doit résoudre demain, avec une géographie et une sociologie territoriales, mais au fonds une politique de santé publique partagée.

Pour résumer, le système de soin doit être extrêmement « personnaliste » avec une réponse individualisée, « terriblement contingent » pour apporter une réponse localisée, s’inscrivant au sein du territoire d’un bénéficiaire, et à la fois solidaire en apportant des réponses qui se compensent les unes et les autres et créent de nouvelles solidarités.

L’outil numérique pas générateur, mais catalyseur de la transformation

Le numérique n’est pas une réponse en soi à toutes ces questions, mais il peut contribuer à la mise en œuvre efficace des différents aspects de la transformation.

Il faut maintenant définir les conditions de sa contribution sur le plan de sa conception, dans son orientation, sa diffusion, son évaluation pour arriver à réaliser les conditions de la vaste transformation du système de santé.

#FASN J-1 : l’innovation organisationnelle et numérique au service des parcours de vie

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La campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) organise les 36 Heures Chrono Parcours de vie le 26 juin à Paris, un rendez-vous dédié à la transformation numérique et aux innovations organisationnelles du secteur médico-social.

A l’heure où les acteurs sanitaires et médico-sociaux travaillent sur des chantiers e-santé ayant un fort impact sur l’organisation territoriale des soins et des parcours de vie (plateforme territoriale d’appui, décloisonnement et partage de l’information, coordination des services à domicile, outils de suivi patient, etc.), la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) a choisi d’organiser sa 12e étape – 36 Heures Chrono Parcours de vie – le 26 juin à Paris. Elle vise à offrir à toutes les parties prenantes un temps de réflexion sur l’évolution du système de santé, notamment sur son volet médico-social, et de favoriser les coopérations nécessaires au déploiement et à la réussite des projets d’innovation.

La conférence institutionnelle « Le parcours de vie à l’ère du numérique : enjeux et perspective 2022 » ouvrira cette journée d’échanges et de partages d’expériences. Parmi les intervenants, Marie-Anne Montchamp, ancien Ministre et Présidente de la CNSA, Sophie Martinon, Directrice Générale de l’ANAP, Michel Chatot, Président du Groupe ARPAVIE et Maryse Duval, Directrice Générale du Groupe SOS Seniors, donneront leurs visions prospectives du secteur médico-social et de l’apport du numérique sur l’organisation des parcours de vie.

Deux sessions d’ateliers seront ensuite organisées le matin et l’après-midi sur des sujets d’actualité pour le secteur médico-social, avec une dimension numérique :

  • Coordination territoriale et organisation d’un parcours en ambulatoire ;
  • Parcours de vie et partage d’informations : le décloisonnement des données sanitaires, médico-sociales et sociales ;
  • Les nouveaux outils numériques au service du suivi patient ;
  • Coordination des services et hospitalisation à domicile : la fluidification du parcours de vie ;
  • Parcours de vie et prévention ;
  • Le déploiement d’une plateforme territoriale d’appui : retours d’expériences et pistes d’amélioration ;
  • L’EHPAD de demain sera-t-il au cœur du réseau gérontologique de proximité ?

Ces ateliers ouvriront un temps de réflexion, d’échanges et de co-construction dédié aux professionnels de santé (URPS Infirmiers et Pharmaciens, Fédération des Médecins de France, AP-HP, etc.), aux acteurs institutionnels (Agence régionale de santé, Groupement de coopération sanitaire, Synerpa, Fehap, Asip Santé, Uniopss, Cnil, Anap, etc.), et aux acteurs industriels (Dôme, Inovelan, Maincare Solutions, Medasys, Orion Health et Parsek), impliqués dans l’organisation territoriale et la coordination des parcours de vie.

Un challenge dédié aux startups donnera la parole aux entrepreneurs qui inventent des solutions innovantes au service du parcours de vie.

  • Solutions NumeriK présentera Jeconsens.fr, un service en ligne (Saas) qui fournit au patient un ensemble d’informations numériques, définies par le médecin, dans le but de recueillir son consentement à distance ;
  • Implicity présentera une plateforme intelligente de télé-suivi des pacemakers et défibrillateurs connectés ;
  • Libheros présentera sa plateforme de prise de rendez-vous pour des soins à domicile ;
  • C2Care présentera un logiciel thérapeutique basé sur la réalité virtuelle à destination des professionnels de santé ;
  • MaPUI LABS présentera une plateforme numérique spécialisée dans l’accompagnement digital des professionnels de santé autour du circuit du médicament.

Ce challenge permettra également aux startups de bénéficier d’un showroom et de rencontrer des potentiels financeurs, partenaires ou collaborateurs.

La journée se terminera sur les Minutes de l’Innovation, session qui vise à promouvoir les projets numériques les plus innovants, impactant l’organisation des parcours de vie et déployés au sein des établissements sanitaires et médico-sociaux. 3 projets ont ainsi été sélectionnés pour pitcher par un comité d’experts au regard de 5 critères : accessibilité, coordination, efficience, co-construction, décloisonnement.

  • Le projet d’impression 3D au service des personnes en situation de handicap porté par le Centre de Réhabilitation PsychoSociale de la Tour de Gassies (UGECAM Aquitaine) qui vise à aider des personnes présentant des troubles psychiatriques à se réinsérer socialement et professionnellement à travers la création et la gestion d’un réhab’ lab.
  • Le projet « SPAS@D : outils numériques & domicile » porté pa La Vie A Domicile Maison de la Santé et des Aidants qui vise à mettre à profit les évolutions technologiques pour améliorer le parcours du patient en SPASAD (service polyvalent de l’aide et du soin).
  • Le projet AT HOME porté par l’IRFSS Nouvelle-Aquitaine – Croix-Rouge qui vise à faire concevoir par les étudiants des universités et centres de formations paramédicales des outils numériques (Mooc/tutoriels/application téléphone/film institutionnel…).

 

Contact presse

Philippe Lacroix – philippe.lacroix@care-insight.fr – 06.83.19.07.95

 

A propos de #FASN

La campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) a été lancée en janvier 2015 par le cabinet de stratégie Care Insight. Elle a vocation à inciter les acteurs concernés, du patient au professionnel de santé, de l’élu à l’industriel, du financeur à l’ingénieur, à s’engager dans un mouvement de masse en faveur du développement de la filière e-santé et de l’innovation dans les secteurs sanitaires et médico-sociaux.

Soutenue notamment par l’ASIP Santé, la Fehap et Unicancer, la campagne #FASN offre un espace ouvert au dialogue et aux partages d’expériences en matière de santé numérique afin de permettre aux acteurs d’accéder au mieux à son écosystème. Elle vise également à rapprocher des acteurs parfois trop dispersés dans un contexte où les régions se mobilisent et consacrent d’importants moyens autour de projets numériques dans le domaine sanitaire et médico-social (Territoire de Soins Numériques, PTA, MAIA, PAERPA, etc.).

36 Heures Chrono Parcours de vie : la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) organise des rencontres nationales sur la transformation numérique du secteur médico-social

logo 36h

Après s’être focalisée pendant 3 ans sur les stratégies politiques des instances de gouvernance régionales, la campagne #FASN va s’intéresser à leurs mises en œuvre concrètes par les acteurs métiers, dans le cadre de rencontres thématiques à portée nationale. Rendez-vous le 26 juin à Paris pour faire le point sur l’organisation des parcours de vie avec un prisme numérique.

Les 36 Heures Chrono Parcours de vie sont la 12e étape de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) que Care Insight a lancée depuis 2015 et qui a parcouru l’ensemble des régions françaises entre 2015 et 2017, avec plus de 2000 participants mobilisés (institutionnels, élus, professionnels de santé, associations de patients, universités, industriels, start-up, etc.). Après Bordeaux, Strasbourg, Lille, Lyon, Nantes, La Réunion, Montpellier, Marseille, La Martinique, Dijon et Paris, la campagne #FASN a choisi d’organiser des rencontres nationales sur les thématiques prioritaires de la transformation numérique du système sanitaire et médico-social, avec un premier rendez-vous le 26 juin à Paris axé sur les parcours de vie.

Engagées dans une logique de décloisonnement des champs de la prévention, de l’offre de soins et de l’accompagnement médico-social, les agences régionales de santé confortent leurs missions de structuration des parcours et encouragent la coordination des acteurs de la prévention, du sanitaire, du médico-social et du social. Dans ce cadre, de nombreux projets et initiatives structurants pour l’organisation des soins et l’accompagnement des patients se mettent place, souvent adossés à des outils numériques : Equipes de soins primaires (ESP), Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), Plateformes territoriales d’appui (PTA), nouvelles expérimentations de dispositifs d’accompagnement de patients, etc.

Dans ce contexte, les 36 Heures Chrono Parcours de vie offrent un moment privilégié pour le partage d’expériences et permettent de mettre en lumière les solutions et services innovants qui feront le système sanitaire et médico-social de demain.

La conférence institutionnelle « Le parcours de vie à l’ère du numérique : enjeux et perspective 2022 » ouvrira cette journée d’échanges avec l’intervention notamment de Marie-Anne Montchamp, ancienne secrétaire d’Etat et Présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et de Michel Chatot, Président du groupe ARPAVIE. Cette conférence permettra aux intervenants de présenter une vision prospective de l’évolution du secteur médico-social et du numérique comme outil de refondation de la Silver Economie.

L’ensemble des participants sera ensuite convié à participer à deux sessions d’ateliers, organisées le matin et l’après-midi sur les sujets suivants :

  • Coordination territoriale et organisation d’un parcours en ambulatoire ;
  • Parcours de vie et partage d’informations : le décloisonnement des données sanitaires, médico-sociales et sociales ;
  • Les nouveaux outils numériques au service du suivi patient ;
  • Hospitalisation à domicile et fluidification du parcours de vie ;
  • Parcours de vie et prévention ;
  • Le déploiement d’une plateforme territoriale d’appui : retours d’expériences et pistes d’amélioration ;
  • Prise en charge et coordination des services à domicile ;
  • L’EHPAD de demain sera-t-il au cœur du réseau gérontologique de proximité ?

Ces ateliers permettront de confronter les points de vue des professionnels de santé, des institutionnels, des représentants de patients et des industriels sur ces questions primordiales pour l’organisation territoriale et la coordination des acteurs du parcours de vie. Parmi les acteurs industriels impliqués, on notera la prise de parole de Dôme, Medasys, Maincare Solutions et Orion Health.

Pour donner un coup de pouce aux startups qui développent des solutions numériques au service du parcours des patients et accélérer la dynamique de la filière, un challenge start-up sera organisé lors de ce rendez-vous fédérateur. Il permettra aux jeunes pousses de pitcher devant l’écosystème e-santé réuni lors de cette journée. Plus qu’une simple compétition, ce challenge offre une véritable chance aux solutions et projets innovants de trouver investisseurs et soutiens ainsi qu’un rayonnement sur le plan national.

Les Minutes de l’Innovation viendront conclure ces rencontres nationales en permettant aux établissements sanitaires et médico-sociaux, aux réseaux de santé et associations de patients de prendre la parole pour présenter un projet numérique innovant ayant un impact sur les parcours de vie. Les projets seront présélectionnés par un Comité d’experts constitué de personnalités qualifiées : Pascal Sauvage, Directrice de la Stratégie de l’ASIP Santé, Jean-Pierre Thierry, Conseiller médical de France Assos Santé, Julien Moreau, Directeur de l’autonomie et de la coordination des parcours de vie de la FEHAP, Céline Poulet, Déléguée nationale chargée des personnes handicapées de la Croix-Rouge et un représentant de l’UNIOPSS. Cette session permettra d’apporter un véritable coup de projecteur aux projets présentés et attribuera notamment des prix aux projets les mieux évalués par le COMEX.