ARS Bourgogne-Franche-Comté : Faciliter la santé numérique

L’ARS Bourgogne-Franche-Comté est partenaire des « 36 heures chrono BFC » qui se déroulent mardi 17 octobre, à Dijon. L’occasion de mobiliser les acteurs régionaux de la santé numérique.

Alors que le plan pour l’égal accès aux soins dans les territoires lancé le 13 octobre vise notamment à « mettre en oeuvre la révolution numérique en santé pour abolir les distances », l’ARS Bourgogne-Franche-Comté participe ce 17 octobre aux « 36 heures chrono », une campagne organisée en région pour offrir aux acteurs concernés (professionnels de santé, élus, industriels, ingénieurs…) un espace de dialogue et de partage d’expériences sur la santé numérique.

Pierre Pribile, directeur général de l’ARS, ouvrira les travaux qui se tiennent au palais des congrès de Dijon.

Le programme de l’événement prévoit notamment deux temps forts consacrés à des actions phares de l’Agence :
– eTICSS (e Territoire Innovant Coordonné Santé Social), qui poursuit son déploiement sur le nord de la Saône-et-Loire où ce projet ambitieux sélectionné dans le cadre du programme national Territoire de Soins Numérique concerne 350 000 habitants. Objectifs : améliorer les parcours de santé par les outils numériques et co-construire des services avec les professionnels et les usagers. eTICSS repose sur deux piliers : une plateforme territoriale d’appui (PTA Nord 71), avec un centre d’appel unique pour le territoire, et un outil de coordination, un dossier informatisé pour la mise en place et le suivi du plan personnalisé de soins (PPS). Avec une file active qui atteint maintenant plus de 1 600 patients, le programme emporte l’adhésion des principaux acteurs et partenaires concernés. Son extension à l’échelle de la Bourgogne-Franche-Comté est en cours. En savoir plus : http://www.eticss.fr/

– La télémédecine : plus de 150 sites déployés en BFC
Télé-AVC (30 sites opérationnels), télé-neurologie (34 sites), télé-dermatologie (43 sites) … alors que la Bourgogne-Franche-Comté a une longueur d’avance en télémédecine (qui représente 8 000 actes par année sur la région), l’ARS met en place un maillage territorial pour la déployer en ambulatoire, au plus près du patient : dans les maisons de santé et cabinets libéraux, les EHPAD, les hôpitaux locaux…
Enjeux : réduire les inégalités territoriales concernant l’accès aux soins de spécialistes, éviter les déplacements des populations fragiles, réduire les délais de prise en charge.
La stratégie de déploiement 2017-2019 se décline en trois phases annuelles de 50 sites.
Un appel à projet lancé en juin 2017 est en cours d’instruction. Le comité de sélection doit se réunir au début du mois de novembre : 65 dossiers concernant 115 structures seront passés en revue.

2017.10.16_SANTE NUMERIQUE.pdf - Adobe Acrobat Reader DC

Contact Presse :
Lauranne Cournault
Tél. : 03.80.41.99.94

La région Bourgogne-Franche-Comté se mobilise pour innover et faire avancer la santé numérique

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La 10e étape régionale de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) a choisi de faire escale en Bourgogne-Franche-Comté pour mettre en lumière les projets et programmes e-santé innovants et stratégiques pour l’avenir de l’offre de soins et la structuration de la filière dans la région.

Un programme co-construit avec les acteurs régionaux de la santé numérique

L’écosystème régional de la santé numérique s’est mobilisé pour co-construire un programme en prise avec les enjeux sanitaires et médico-sociaux du territoire. Le Conseil régional, représenté par Françoise Tenenbaum, Maire-adjointe de Dijon et conseillère régionale déléguée à la Santé, ouvrira l’agora institutionnelle « La santé numérique en région BFC : enjeux et perspectives 2020 » tandis que le ministère de la Santé, représenté par Philippe Cirre, Délégué par interim à la stratégie des systèmes d’information de santé au ministère des Solidarités et de la Santé, la conclura. Parmi les intervenants, Pierre Pribile, directeur général de l’Agence régionale de santé, Didier Guidoni, directeur général adjoint du CHU de Dijon et Martine Abrahamse-Pleux, nouvelle directrice générale de l’Agence économique régionale, apporteront leurs visions stratégiques sur la e-santé, sur plan sanitaire et économique.

Un Key Note sur « La stratégie nationale e-santé et son impact régional », présenté par Pascale Sauvage, Directrice de la stratégie à l’ASIP Santé, apportera ensuite un éclairage sur les grands dossiers portés par l’agence et leurs impacts au sein des territoires régionaux.

Cette agora sera suivie par une conférence qui donnera la parole aux CHU de Dijon et Besançon ainsi qu’à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté sur l’innovation en santé et sur les grands projets en cours de déploiement et structurant l’offre de soins.

5 ateliers collaboratifs et interactifs viendront ensuite traités les sujets identifiés comme prioritaires par les acteurs régionaux :

  • La fusion des réseaux de santé et la structuration des plateformes territoriales d’appui ;
  • La mise en place des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) ;
  • Le déploiement du projet eTICSS issu de l’appel à projets « Territoire de soins numérique » (TSN) ;
  • Le plan stratégique régional de déploiement des outils de télémédecine ;
  • La nouvelle feuille de route du programme « Hôpital Numérique » ;
  • Le décloisonnement entre la ville et l’hôpital ainsi qu’entre le sanitaire, le médico-social et le social.

Ces ateliers ouvriront un temps de réflexion, de coopération et de co-construction dédié aux professionnels de santé, aux acteurs institutionnels et industriels (Keldoc, Medasys et Orion Health), nécessaire à la réussite des grands chantiers en cours de déploiement en Bourgogne-Franche-Comté.

Des solutions innovantes portées par les jeunes pousses de la région

Très attendu par les jeunes pousses innovantes de l’écosystème régional, un challenge startup donnera la parole aux entrepreneurs qui inventent de nouveaux services en santé. Co-organisé avec le soutien de l’Agence Economique régionale et du pôle BFCare, ce challenge mettra en lumière le dynamisme du tissu entrepreneurial de la région tout en permettant aux startups de bénéficier d’un showroom et de rencontrer des potentiels financeurs, partenaires ou collaborateurs.

  • MORPHEE+ présentera son dispositif de détection de chute ;
  • com dévoilera sa plateforme Saas de recueil de consentement à valeur probante ;
  • InterStis exposera sa plateforme collaborative à destination des professionnels de santé qui exercent en ambulatoire, notamment en milieu rural ;
  • MATVISIO présentera sa solution logicielle innovante au service de la prévention des troubles musculo-squelettiques.

Les CHU de Dijon et Besançon à l’honneur lors des Minutes de l’Innovation

L’après-midi sera consacrée aux Minutes de l’Innovation et visera à promouvoir les projets régionaux les plus innovants en santé numérique ayant un impact organisationnel. Concrètement, plusieurs équipes d’établissements sanitaires et médico-sociaux de la région feront un retour d’expérience sur la mise en place d’un projet e-santé en cours de déploiement. Les projets présentés ont tous été sélectionnés par un comité d’experts au regard de 5 critères : accessibilité, coordination, efficience, co-construction, décloisonnement. Ce comité est composé de Luc Bénet, délégué départemental FEHAP BFC & directeur général de l’AHBFC, Marie-Catherine Ehlinger, Présidente de France Assos Santé BFC, du Pr Maurice Giroud, neurologue au CHU de Dijon, du Dr Didier Honnart, secrétaire général du Conseil Régional de Bourgogne de l’Ordre des Médecins et de Denis Valzer, délégué régional de la FHF. Les projets suivants ont été retenus :

  • Télésurveillance – Dispositif médical implantable porté par l’équipe du Pr Marie-France Seronde au CHU de Besançon ;
  • DMIC du Réseau Périnatal de Bourgogne : outil de coordination en périnatalité porté par le Réseau Périnatal de Bourgogne (RPB) ;
  • Réadaptation cardiovasculaire connectée porté par l’équipe du Pr Jean-Marie Casillas au CHU de Dijon ;
  • Recueil numérique de la Qualité Vie relative à santé clinique des patients atteints de cancer en pratique clinique porté par le CHU de Besançon ;
  • Réseau Psy porté par le CHS de Sevrey ;
  • FoodinTech porté par le CHU de Dijon.

Co-animée par Maincare Solutions, cette session sera clôturée par un vote du public. Le projet le mieux noté gagnera un véritable coup de projecteur et pourra être présenté lors des rencontres nationales de la santé numérique qui auront lieu le 14 décembre 2017 à Paris.

 

36 Heures Chrono, bientôt dans notre région !

Après les Antilles en juin dernier, la Bourgogne Franche Comté accueillera dans sa préfecture le 17 octobre 2017, le rendez-vous incontournable des porteurs de projets e-santé, 36 Heures Chrono.

36 Heures Chrono BFC

36 heures Chrono Bourgogne-Franche-Comté, les rencontres régionales de la santé numérique qui auront lieu le 17 octobre 2017 au Palais des Congrès de Dijon.

Dixième étape en 36h, top chrono !

Au programme du J1 pour cette dixième étape régionale des 36 heures Chrono, différents Forums sur la Santé Numérique dans notre Région. De l’Innovation en santé, à la place du numérique dans la prévention pleins de thématiques seront abordées!

 N’oublions surtout pas les Minutes de l’Innovation, autre moment clé de cette journée !

Au travers de cet échange avec des établissements et des structures sanitaires et médicosociaux, vous pourrez découvrir les projets de e-santé les plus innovants dans la région. Enfin, un des e-projets présents à l’évènement sera élu Coup de cœur du public, faisant acte de sa capacité à devenir un projet ambitieux !

Quelques détails supplémentaires :

http://www.faireavancerlasantenumerique.com/programme-des-36-heures-chrono-bourgogne-franche-comte/

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin !

Pour les deux derniers jours, le Palais des Congrès accueillera, dans le cadre des 36 heures Chrono, la 6éme édition des Journées CPAGE.

Plus de 250 participants sont attendus pour ce rendez-vous devenu incontournable pour les adhérents du GIP CPAGE !

Cette 6ème édition sera orientée vers la qualité des logiciels et du support avec plusieurs présentations des travaux conduits par le GIP CPAGE pour répondre à la demande des clients.

Des interventions qui méritent notre attention !

Sur ces deux jours interviendront Messieurs Cédric DUBOUDIN, Directeur de la stratégie et du pilotage de l’ARS Bourgogne Franche-Comté, et Alain RIBAULT, Directeur Technique de la société KEREVAL et membre du Comité Technique du CFTL (Comité Français des Tests Logiciels). Ils nous feront part de leur opinion sur les différentes thématiques que sont :  la mise en œuvre des GHT (Groupements Hospitaliers de Territoire) et les offres du GIP CPAGE pour ces adhérents : l’offre i-Service et enfin l’offre C.Page i.

Pour plus de détails sur les journées CPAGES :

http://journeescpage.com

Lire l’article sur Dijon Santé : https://www.dijon-sante.fr/2017/09/26/36-heures-chrono-dijon-16736/ 

 

[Communiqué de presse] 36 Heures Chrono : le rendez-vous incontournable des porteurs de projets e-santé en Bourgogne-Franche-Comté

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Après Bordeaux, Strasbourg, Lille, Lyon, Nantes, La Réunion, Montpellier, Marseille et La Martinique, la campagne #FASN continue son tour des régions françaises et organise sa prochaine étape régionale – 36 Heures Chrono – le 17 octobre au Palais des Congrès de Dijon pour accélérer le développement de la filière e-santé et le déploiement de projets innovants en Bourgogne-Franche-Comté.

A l’heure où les acteurs de santé de la région Bourgogne-Franche-Comté (BFC) travaillent sur des chantiers e-santé ayant un fort impact sur l’organisation des soins au sein du territoire (eTICSS, GHT, PTA, Hôpital numérique, etc.) et nécessitant une coordination efficiente entre l’ensemble des parties prenantes, la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) a choisi d’organiser sa 10e étape régionale – 36 Heures Chrono – le 17 octobre à Dijon. Elle vise à offrir à toutes les parties prenantes un temps de réflexion, de coopération et de co-construction nécessaire au déploiement et à la réussite des projets d’innovation et de santé numérique dans la région.

La conférence institutionnelle « La santé numérique en région BFC : enjeux et perspectives 2020 » ouvrira cette journée d’échanges et de partages d’expériences. Parmi les intervenants, Pierre Pribile, Directeur général de l’Agence régionale de santé, Philippe Cirre, Délégué par interim à la stratégie des systèmes d’information de santé au ministère des Solidarités et de la Santé, Martine Abrahamse-Pleux, nouvelle Directrice générale de l’Agence économique régionale, Denis Valzer, Délégué régional de la Fédération Hospitalière de France et un représentant du Conseil régional donneront leurs visions prospectives de la e-santé dans la région.

Un Key Note sur « La stratégie nationale e-santé et son impact régional » sera présenté par Pascale Sauvage, Directrice de la stratégie à l’ASIP Santé et sera suivi d’une conférence sur l’innovation en santé. Les Centres hospitaliers universitaires de Besançon et de Dijon y participeront au côté de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté.

L’ensemble des participants sera ensuite convié à choisir l’un des cinq ateliers dédiés aux sujets e-santé les plus forts de la région :

  • La fusion des réseaux de santé et la structuration des plateformes territoriales d’appui ;
  • La mise en place des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) ;
  • Le déploiement du projet eTICSS issu de l’appel à projets « Territoire de soins numérique » (TSN) ;
  • Le plan stratégique régional de déploiement des outils de télémédecine ;
  • La nouvelle feuille de route du programme « Hôpital Numérique » ;
  • Le décloisonnement entre la ville et l’hôpital ainsi qu’entre le sanitaire, le médico-social et le social.

Ces ateliers permettront de confronter les points de vue des professionnels de santé, des institutionnels et des industriels sur ces questions primordiales pour la future organisation territoriale des soins. L’ARS participera aux ateliers sur eTICSS et sur la télémédecine avec l’intervention de Frédéric Cirillo, Responsable du Département E-santé et Clément Carlin, Chargé de mission télémédecine. Parmi les acteurs industriels impliqués, on notera la prise de parole de Keldoc, Maincare Solutions, Medasys et Orion Health.

Pour donner un coup de pouce aux startups locales et accélérer la dynamique de la filière régionale, un challenge de l’innovation sera organisé lors de ce rendez-vous fédérateur. Il permettra aux jeunes pousses locales de pitcher devant l’écosystème e-santé réuni. Plus qu’une simple compétition, ce challenge offre une véritable chance aux solutions et projets innovants de trouver investisseurs et soutiens ainsi qu’un rayonnement sur le plan national.

Les Minutes de l’Innovation viendront conclure ces rencontres régionales en permettant aux établissements et associations de patients de la région de prendre la parole pour présenter un projet e-santé innovant.

Cette session permet de valoriser les organisations en santé qui font bon usage de la technologie au service d’un système de santé plus efficient. Les projets seront présélectionnés par un Comité d’experts constitué de personnalités qualifiées de la région : Marie-Catherine Ehlinger, Présidente de France Assos Santé, Pr Maurice Giroud, Neurologue au CHU de Dijon, d’un représentant du Conseil régional de l’Ordre des Médecins et de Denis Valzer. Le Comité évaluera les projets au regard de leur performance sur 5 aspects : accessibilité, coordination, efficience, co-construction, décloisonnement. Une fois les projets présentés, l’ensemble des participants sera également invité à les évaluer et à voter pour le plus convaincant d’entre eux. Le projet « coup de cœur » gagnera un véritable coup de projecteur sur le plan national et pourra être présenté lors des rencontres nationales de la santé numérique qui auront lieu le 14 décembre 2017 à Paris.

PARTENAIRES DIJON - 21-09-17

[Communiqué de presse] Des rencontres fédératrices pour promouvoir l’innovation en santé en région Bourgogne-Franche-Comté

 

36h bfcLa campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) organise le 17 octobre 2017 au Palais des Congrès de Dijon sa 10e étape régionale dédiée à l’innovation en santé. Les acteurs de santé nationaux et régionaux se mobilisent pour porter le dynamisme de la filière du numérique en santé et co-construire une offre de soins efficiente et coordonnée en Bourgogne-Franche-Comté.

Le système de santé en région Bourgogne-Franche-Comté est confronté aux défis du vieillissement de la population, à la montée des maladies chroniques et à la désertification médicale.

Ces spécificités régionales appellent la mise en place de solutions innovantes favorisant la coopération interrégionale et la coordination des professionnels de santé autour du patient. Face à ces défis, la région peut se prévaloir de réalisations marquantes en matière de e-santé, avec le déploiement de la télémédecine en réponse aux problématiques de démographie médicale, la mise en œuvre d’outils et services numériques accompagnant la structuration des filières médicales ainsi que la mise en place d’expérimentations nationales (territoire de soins numérique avec eTICSS, télémédecine en EHPAD, PAERPA, etc.).

C’est dans ce contexte que s’inscrivent les prochaines rencontres régionales de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) : 36 Heures Chrono BFC. Après Bordeaux, Strasbourg, Lille, Lyon, Nantes, La Réunion, Montpellier, Marseille et La Martinique, c’est le 17 octobre à Dijon que l’écosystème e-santé se donne rendez-vous pour échanger, networker et connaître les dernières innovations en santé en cours de déploiement dans la région. Ce rendez-vous e-santé préfigurera celui du GIP CPAGE les 18 et 19 octobre, qui se concentrera sur les projets menés par le GIP CPAGE sur les GHT et la gouvernance des établissements de santé.

Au programme, plusieurs sessions ponctueront cette journée d’échanges et de partage d’expériences. En ouverture, une conférence institutionnelle en présence notamment de Pierre Pribile, Directeur général de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté viendra poser le contexte général et apporter une vision prospective sur l’avenir de la e-santé sur le territoire. Elle sera suivie par une autre agora axée sur les projets régionaux innovants qui se déploient et qui nécessitent d’être connus par les professionnels de santé, avec l’idée d’offrir un panorama des initiatives qui proposent un véritable potentiel de transformation organisationnelle au service de la prise en charge des patients.

5 ateliers de travail permettront ensuite d’aborder les thématiques e-santé prioritaires dans la région : le numérique au service de la prévention, l’hôpital de demain, les plateformes territoriales d’appui & la coordination des soins, la coopération sanitaire ville-hôpital dans le cadre des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) et la télémédecine.

Pour mettre en lumière les initiatives entrepreneuriales les plus innovantes, un challenge donnera la parole aux start-up franc-comtoises et bourguignonnes qui inventent de nouveaux services et solutions au bénéfice des professionnels de santé et des patients. Co-organisé avec les acteurs du développement économique et de l’innovation, ce challenge offrira aux startup la possibilité de pitcher, de disposer d’un show-room pour présenter leurs produits et de rencontrer les potentiels financeurs, prescripteurs et collaborateurs présents lors de ces rencontres dédiées à l’innovation en santé.

Les Minutes de l’Innovation viendront conclure cette journée e-santé. Ouverte aux établissements sanitaires et médico-sociaux ainsi qu’aux structures mutualistes et associatives, cette session vise à promouvoir les projets e-santé les plus innovants et les plus utiles à la population. Concrètement, plusieurs projets e-santé seront présélectionnés par un comité d’experts composé de Denis Valzer, Délégué régional de la FHF, du Pr Maurice Giroud, chef de l’unité de soins intensifs neuro-vasculaire au CHU de Dijon, d’un représentant du Conseil régional de l’Ordre des Médecins et d’un représentant de patient. L’évaluation se fera sur la base de 5 critères : accessibilité, coordination, efficience, co-construction et décloisonnement. Ces projets seront ensuite présentés et soumis au vote de l’ensemble des participants des 36 Heures Chrono. A l’issue du vote, le projet vainqueur pourra être présenté lors des rencontres nationales de la santé numérique qui auront lieu le 14 décembre 2017 à Paris.

Sondage sur le dossier patient et le numérique

  • Sondage sur le dossier patient et le numérique

Infographie sur le patient et la santé numérique

 

Cinq enseignements principaux des résultats du sondage sur le e-patient

  1. Plus de 78% de l’ensemble de l’échantillon considèrent que le numérique rend totalement ou partiellement acteur de sa santé, contre seulement 45% des professionnels de santé libéraux.
  2. Si 70% des répondants pensent que les patients sont en demande de services digitaux dans leur prise en charge médicale, seulement 47% des patients et de leurs représentants et 20% des professionnels libéraux partagent ce point de vue.
  3. 62% des professionnels de santé en établissement considèrent que le numérique améliore les conditions de séjour du patient à l’hôpital, contre 30% des professionnels libéraux.
  4. 100% des industriels interrogés affirment que le numérique change la relation patient-médecin, contre 78% de l’ensemble de l’échantillon.
  5. 60% des professionnels de santé libéraux, 68% en établissement et 56% des patients et de leurs représentants considèrent que le numérique n’améliore pas le dialogue entre le patient et son médecin, contre seulement 38% du reste de l’échantillon.

Regards croisés sur le e-patient. Interview du Dr Enrione-Thorrand, MG et élu URPS AURA.

enrione-thorrandInterview du Docteur Jean-Pierre ENRIONE-THORRAND, médecin généraliste à Grenoble, élu de l’URPS AURA et porteur du projet carnet de vaccination électronique au titre de l’expérimentation TSN Pascaline.

#FASN : Selon vous, le numérique participe-t-il à rendre la patient acteur de sa santé ?

« Oui tout à fait. Le problème est de fixer le niveau de participation et d’intervention du patient dans son parcours de santé. Il est fondamental, et il le sera de plus en plus, que les patients s’approprient une part de la conduite de leur parcours de santé. Cela passe par l’accès à l’information certes, mais aussi par une participation active comme par exemple dans la création d’un carnet de vaccination électronique qui est possible par le patient lui-même. »

#FASN : Selon vous, le patient est-il demandeur de services digitaux dans sa prise en charge médicale ?

« Oui, les patients sont demandeurs de services digitaux à partir du moment où ils ont l’information. Il est certain que si l’information et le concept d’appropriation de sa santé continue à se développer et que la communication s’active sur ces thèmes, cette demande atteindra les cabinets médicaux et deviendra de plus en plus conséquente. »

#FASN : Selon vous, le numérique améliore-t-il les conditions de séjour du patient à l’hôpital ?

« Le numérique devrait améliorer à la fois la prise en charge et la qualité du passage des patients au sein des établissements hospitaliers publics et privés. Le problème est de savoir dans quelles conditions cette amélioration arrivera. Il y a encore pas mal de chemin à faire notamment en améliorant le parcours d’information entre les médecins hospitaliers et les médecins libéraux qui ont la charge du patient en permanence. L’amélioration de ce type de communication est certainement la priorité dans ce domaine. »

#FASN : Selon vous, le numérique change-t-il la relation patient-médecin ?

« Absolument. Au niveau de mon cabinet, c’est indéniable. Cela change sur plusieurs niveaux. Au niveau opérationnel, la relation évolue et devient plus directe, comme par exemple avec la prise de rendez-vous en ligne. Au niveau du contenu médical, il est certain que les patients ont de plus en plus accès à de l’information médicale avec Internet. Le problème n’est pas de limiter cette information mais d’aider le patient dans sa navigation pour qu’il choisisse les bonnes références et l’aider à faire une évaluation de cette information médicale de plus en plus accessible. Notre profession va évoluer dans les années à venir et va être bouleversée par le numérique. Les systèmes d’aide à la décision seront de plus en plus nécessaires, ne serait-ce que pour le gain de temps. Si l’information médicale nécessaire au travail des médecins arrive de plus en plus vite et de manière plus structurée, cela ne pourra qu’améliorer la qualité de la prise en charge des patients. »

#FASN : Selon vous, le numérique améliore-t-il le dialogue entre le patient et son médecin ?

« Le numérique améliore le dialogue entre le patient et son médecin mais pas de manière fondamentale. Ce qui est fondamental, c’est la qualité du rapport humain (intellectuel et psychologique) qu’ils établissent dans cette relation particulière. Ceci ne changera pas même si nous avons les plus gros ordinateurs du monde… Par contre il y a un intérêt pour le numérique ne serait-ce que dans la gestion du temps. Toutefois, la communication patient-médecin ne doit pas systématiquement passer par une rencontre physique et le transfert d’informations, comme les résultats d’analyse ou certains rappels, peut être facilité par le numérique et bénéfique pour le patient.

Par ailleurs, les nouveaux modes d’exercice comme la télémédecine n’alterneront pas la qualité de la relation médecin-malade dans la mesure où ils ne pourront assurer que certains types de consultations. Les autres consultations nécessiteront toujours un rapport présentiel entre le patient et son médecin. »

[CP ARS Martinique] 36 Heures Chrono : une rencontre interrégionale sur la santé numérique

Logo_ARSmartinique_RVB_300Neuvième étape de la campagne « faire avancer la santé numérique », la rencontre 36 heures chrono fait escale en Martinique le 21 juin 2017 à l’hôtel batelière. Objectif : fédérer les acteurs en santé des Antilles-Guyane, autour de projets de co-innovation numérique.

I. Emergence et déploiement de la e-santé en Martinique

Depuis plusieurs années, nos régions connaissent des mutations sociétales et économiques qui mettent leurs systèmes de soins sous contrainte et face auxquelles la e-santé apparaît comme une solution pertinente :

  • Vieillissement : La Martinique connaît un vieillissement rapide de sa population. Ce phénomène génère de nouvelles problématiques en termes de parcours de soins ou de gestion de la dépendance et conduit à une augmentation de la demande de soins.
  • Maladies chroniques : Les maladies chroniques (HTA, cancer, diabète…) se développent et sont les principales causes de mortalités en Martinique. Cette tendance va aboutir à une demande de soins croissante et à une hausse des dépenses de santé.
  • Nouvelles attentes : Les citoyens ont de plus en plus accès à l’information médicale via notamment la consultation de sites internet, et souhaitent être impliqués activement dans la gestion de leur propre santé.
  • Évolution de la médecine : La science médicale connaît des évolutions majeures avec l’émergence de la médecine personnalisée et un mouvement d’hyperspécialisation qui rend plus complexes les parcours de soins.
  • Contraintes financières : L’augmentation de la demande de soins conjuguée à un contexte économique mondial tendu créent des tensions sur la soutenabilité financière des régimes de protection sociale publiques dans de nombreux pays.

Tous ces facteurs contribuent à l’émergence et au déploiement de la e-santé en Martinique.

II. Faire avancer la santé numérique, un axe prioritaire pour l’ARS Martinique

Face aux défis et mutations profondes que connait notre système de santé, l’ARS Martinique s’investit dans le développement de la recherche et de l’innovation en santé, aux côtés de ses
partenaires. En effet, même si la Martinique bénéficie d’un bon niveau global de santé et d’offre de soins, elle est confrontée à des problématiques de santé spécifiques. Particulièrement concernée par les inégalités territoriales et sociales, elle est appelée à devenir une des régions « les plus âgées » de France. La e-santé représente donc aujourd’hui pour l’ARS Martinique une véritable opportunité pour le développement de la qualité des soins en Martinique.
En co-organisant ces 36h chrono, l’ARS Martinique souhaite accompagner les acteurs du système de soins, dans le virage numérique et dynamiser les initiatives e-santé dans la région.

III. Quels bénéfices attendre de la e-santé ?

La e-santé représente une réponse concrète et efficace aux enjeux auxquels est confronté le système de santé :

  • Patients
    o Qualité : prise en charge plus fiable et plus coordonnée, réduction du nombre d’examens subis, limitation des recours injustifiés aux urgences, maintien à domicile facilité (maladies chroniques ou de dépendance)
    o Accessibilité : meilleur accès aux soins dans les zones de faible densité médicale
    o Proximité : amélioration de la relation médecin-malade
  • Professionnels et Établissements de santé
    o Efficience : meilleure utilisation du temps purement médical, outils d’aide à la décision et au diagnostic
    o Qualité : accès à des connaissances médicales validées, possibilité de travail en équipe et en réseau, ressources de formation des personnels de santé
    o Décloisonnement entre la médecine de ville, l’hôpital et le secteur médico-social dans une logique de parcours de soins
  • Acteurs institutionnels et financeurs publics
    o Efficience : utilisation mieux maîtrisée de la ressource médicale, régulation médico-économique plus fine, possibilité de réallocation plus efficiente des dépenses de santé voire d’économies substantielles
    o Qualité : renforcement du dispositif de veille sanitaire, amélioration de la prévention

IV. Des exemples de projets e-santé en Martinique :

  • Téléconsultation au centre pénitentiaire de Ducos (douleurs et infectiologie) et à l’EHPAD Les Orchidées du Lamentin (gérontologie)
  • TéléAVC, ce système en cours d’installation s’appuie à la fois sur la télémédecine et la plateforme IMAG. Il permet de solliciter à distance l’avis de neurologues basés au CHU de Martinique pour diagnostiquer un problème d’AVC et connaître le traitement à mettre en place.
  • Téléradiologie pour l’interprétation de clichés à distance afin de pallier à la pénurie démographique en radiologie
  • Télépathologie au CHUM
  • PACS : pour l’archivage et le stockage des images (radiographie)
  • Télé-expertise pour l’aide à la décision médicale
  • La MSSanté, est la messagerie professionnelle sécurisée nationale. Son utilisation garantit le secret professionnel et la confidentialité des échanges. Déclinée en Martinique par le GCS SIS Martinique au travers de la messagerie régionale IDEOSECUREMAIL, elle est dédiée aux échanges entre les professionnels de santé (données personnelles de santé d’un patient dans le cadre d’une prise en charge coordonnée). Opérationnelle depuis le 15 Mars 2016,
    MSSanté est également un annuaire professionnel qui permet de retrouver les coordonnées régionales et/ou nationales des professionnels de santé.

En préconisant l’usage de la MSS, l’ARS souhaite favoriser les échanges ville-hôpital tant en quantité qu’en qualité.

V. Le Numérique une réponse aux enjeux de santé interrégionaux

Pour les Antilles-Guyane, l’apport de la e-santé est nécessaire à l’amélioration d’un parcours de soins adapté aux spécificités ultramarines et insulaires : Le Numérique dans la Coopération inter-régionale, la télémédecine et les spécificités territoriales, tels sont les thèmes qui seront abordés au cours de cette rencontre.

Voir le communiqué de l’ARS Martinique

Accessibilité des soins, coopération interrégionale et e-santé : les nouveaux défis des acteurs de santé dans les Antilles-Guyane

A l’occasion des 36 Heures Chrono Antilles-Guyane qui auront lieu le 21 juin prochain à Schoelcher (Martinique), les acteurs de l’innovation en santé se sont donnés rendez-vous pour échanger sur les nouveaux projets e-santé en cours de déploiement et réfléchir aux nouvelles formes de coordination et de coopération sanitaire qui redéfiniront l’offre de soins sur le territoire.

De nombreux sujets stratégiques seront abordés dans le cadre de conférences et d’ateliers de travail organisés en matinée. Après le mot d’ouverture d’Olivier Coudin, Directeur général adjoint de l’Agence Régionale de Santé de Martinique, les acteurs institutionnels de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane expliqueront en quoi le numérique peut-il être un outil de refondation du système de santé et donneront leurs différentes visions sur le développement de la filière e-santé dans les Antilles-Guyane. Ils présenteront également, à travers l’intervention des 3 ARS, les spécificités territoriales de la coopération interrégionale et les initiatives qui la rendent de plus en plus effective et qui profitent à la population.

Cinq thématiques, importantes pour le territoire, seront ensuite débattues en atelier par des acteurs de terrain : « Hôpital numérique », « numérique et coordinations des soins », « télémédecine », « imagerie médicale et plateforme e-santé » et « numérique et parcours de santé des personnes âgées ». Ainsi à titre d’exemple, un retour d’expérience sur le déploiement du dossier patient informatisé en Guyane sera donné par Bertrand Spenle, Directeur du GCS Guyasis. Le docteur Mona Hedreville, Cardiologue au CHU de Guadeloupe, présentera le dispositif de télé-échographie cardiaque entre le CHU et le Centre hospitalier de Marie-Galante. Le docteur Mathilde Pircher, Praticien hospitalier au CHU de Martinique, expliquera quant à elle comment est pratiquée la télémédecine en milieu carcéral. Le secteur médico-social sera également traité, notamment à travers l’intervention du docteur Jean-Luc Fanon, Chef de Pôle au CHU de Martinique, sur le numérique dans les relations entre le CHU et les EHPAD de Martinique.

L’après-midi sera consacré à promouvoir les solutions innovantes développées par les startups ultramarines ainsi que par les structures sanitaires et médico-sociales du territoire.

5 startups seront ainsi amenées à pitcher devant l’ensemble de l’écosystème e-santé réuni pour l’occasion. La startup Mon-Dom présentera sa plateforme de mise en relation entre professionnels de santé et patients nécessitant une prise en charge à domicile. Clikodoc dévoilera son application web et mobile, qui permet aux patients de prendre un rendez-vous médical en quelques secondes. Pawoka mettra en avant son application mobile dédiée au public et aux professionnels de santé, pour faciliter la compatibilité entre la biomédecine et l’ethnomédecine traditionnelle autour des plantes médicinales de la Caraïbe. Martinique Medical Care fera une présentation de son service d’accompagnement aux patients étrangers dans leurs démarches de soins. Il s’agit d’un service de conciergerie médicale à destination des étrangers qui souhaitent venir en Martinique pour toute procédure médicale. Enfin, le Dr Huidi Tchero reviendra sur le programme CATEPLAIES (Caraïbes, télémédecine et plaies) et mettra en lumière l’application mobile « Courbaril-plaie » qui vise à améliorer la qualité des soins préventifs et curatifs des malades à risque ou affectés de plaies à cicatrisation difficile, en facilitant la prise en charge par les professionnels.

Les Minutes de l’Innovation concluront cette journée e-santé en offrant la possibilité à des porteurs de projets de santé innovants et structurants sur le plan organisationnel de prendre la parole et de présenter en avant-première leurs initiatives. Ces dernières ont été sélectionnées par un comité d’experts composé du Dr Mona Hedreville (CHU Guadeloupe), du Dr Henri Wind (GCS e-Santé Archipel 97-1), de Yvon Marie-Sainte (GCS SIS Martinique) et de Jeanne-Emérante Defoi (CISS Martinique).

Parmi les projets retenus, le programme de coopération interrégionale européenne « E-Santé et Coopération Caribéenne » vise à proposer une offre de soins Caraïbes dotée d’un parcours coordonné du patient étranger. Le projet « Télémédecine Saint-Martin », quant à lui, ouvre la téléconsultation au CH de Saint-Martin, notamment pour permettre aux patients de bénéficier de l’expertise de spécialistes et médecins de ville des territoires limitrophes, notamment de Guadeloupe. Le projet « Innovative e-Health and e-Learning Platform in Cell Therapy », porté par le CHU de Martinique, se définit comme une innovation organisationnelle cohérente et développe la coopération interrégionale pour la surveillance des hémopathies malignes, au bénéfice des Département français d’Amérique et de la Caraïbe dans le cadre de la continuité territoriale. L’IREPS Martinique présentera l’Outil de Suivi Cartographique des Actions Régionales de Santé (OSCARS), qui offre une base de données cartographique des actions, des programmes et des acteurs dans le domaine de la prévention et de la santé publique. Enfin, un projet de télé-échographie en Guyane doit permettre d’assister les professionnels des centres de santé dans la réalisation d’échographies afin de rationaliser les transferts de patients.