Les professionnels de santé partagés sur la sécurité des données de santé (sondage) – article rédigé par TIC Santé

Le sondage de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (FASN) sur les données de santé révèle d’importants écarts dans les avis des professionnels de santé en ville et à l’hôpital sur la sécurité et la confidentialité des données de santé.

Ce sondage réalisé en ligne auprès de 140 acteurs du système de santé institutionnels, professionnels libéraux et praticiens hospitaliers, industriels et prestataires de services met en lumière, malgré un échantillon restreint, des dynamiques différentes entre ces acteurs au sujet des données de santé.

D’une façon générale, les professionnels exerçant dans les établissements de santé se montrent moins confiants que leurs confrères en ville sur la sécurité de ces données.

Selon les résultats du sondage, près de 19% des professionnels de santé libéraux, contre 7% des praticiens hospitaliers, estiment ainsi que l’échange des données entre professionnels est sécurisé. Les industriels partagent cette opinion à hauteur de 40% des sondés.

La totalité de l’échantillon des professionnels de santé en établissements estime que la confidentialité des données de santé n’est pas préservée alors que près de 19% des libéraux semblent faire confiance aux dispositifs actuels de protection de la confidentialité.

On constate les mêmes différences d’opinions concernant la procédure d’agrément de l’hébergement des données de santé (HDS) qui semble suffisante pour garantir la sécurité des données pour la majorité des libéraux (56,25%) et pour seulement 35% des professionnels exerçant dans des établissements de santé.

A un an tout juste de la promulgation de la loi « de modernisation de notre système de santé » dont une partie est consacrée à l’ouverture des données de santé, le sondage teste la connaissance de cette loi par les professionnels de santé.

Interrogés sur l’article correspondant aux dispositions sur l’ouverture des données, seuls 6,25% des libéraux et 6,67% des praticiens en établissements répondent juste en citant l’article 47 de la loi, devenu l’article 193 au moment de sa promulgation.

Alors que les débats font rage pour estimer si ces dispositions vont réellement garantir une ouverture des données, l’échantillon sondé dans le cadre de la campagne FASN est partagé, avec près de 50% des répondants qui ne se prononcent pas à ce sujet.

Les résultats du sondage livrent ici peu de différences entre les libéraux, qui sont 25% à estimer que l’accès aux données à des fins de recherche sera amélioré grâce à la loi, contre 21,43% des professionnels des établissements de santé.

Lire l’article sur TIC Santé : http://www.ticsante.com/les-professionnels-de-sante-partages-sur-la-securite-des-donnees-de-sante-(sondage)-NS_3361.html