25 septembre 2015 FASN

Fusion des régions: les choix de déploiements d’outils numériques devront « partir de l’usage » (ARS Lorraine)

(Par Morgan BOURVEN, à la journée 36 heures Chrono en Grand Est) STRASBOURG, 25 septembre 2015 (TICsanté) – Les projets numériques régionaux de partage et coordination devront, dans le cadre de la région Grand Est, être généralisés en fonction des usages de chacune des régions actuelles, a plaidé Jean-Louis Fuchs, chargé de mission système d’information de santé à l’agence régionale de santé (ARS) Lorraine, en fin de semaine dernière à Strasbourg.
Il s’est exprimé lors d’un atelier consacré à l’impact sur les déploiements de projets régionaux de la réforme territoriale, lors de la journée « 36 heures chrono en Grand Est » de l’initiative Faire avancer la santé numérique (FASN). A partir du 1er janvier 2016, les régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine seront regroupées au sein d’une région « Grand Est » dont le nom reste à définir, rappelle-t-on.Parmi les déploiements qui pourraient être affectés par cette fusion, les participants à l’atelier ont notamment cité les projets alsaciens de partage des résultats d’examens de biologie Albiom (Alsace biologie médicale; cf dépêche du 8 septembre) et d’imagerie médicale Simral (Service d’imagerie médicale pour la région Alsace; cf dépêche du 8 janvier 2014), et son équivalent lorrain Médiale (cf dépêche du 5 mai), ou l’outil champardennais de coordination et d’échange d’informations médicales Ornicare.

L’outil Albiom « est un projet préfigurateur qui a vocation à être déployé sur la grande région », a déclaré Anne Stackler, directrice de projet au groupement de coopération sanitaire (GCS) Alsace e-santé.

Pour d’autres projets, des choix devront être faits. « Nous devons passer à une logique de services, pas d’outils », a estimé Jean-Louis Fuchs. « Il faut capitaliser sur les usages », a-t-il ajouté. Ce sujet devra présider les réflexions sur l’opportunité de « maintenir plusieurs outils interconnectés et intégrés » ou de « partir sur un nouvel outil ».

Selon lui, « le nom du service n’a pas d’importance ». La seule condition à prendre en compte est que, « si un outil en remplace un autre, c’est qu’il est aussi bien voire meilleur ». Un discours partagé par Samuel Littierre, directeur du GCS Systèmes d’information de santé de Champagne-Ardenne (Sisca), pour qui « l’objectif est que l’excellence de chacun soit versée dans le pot commun ».

Le directeur du GCS Sisca a aussi fait valoir que le choix des outils devra prendre en compte leur « maturité », leur « appropriation » par les professionnels ainsi que leur « capacité à monter en charge ».

Il rappelle que, « bien avant la grande région », les différents GCS régionaux ont travaillé ensemble et qu’en conséquence, « les briques d’infrastructures déployées sont relativement similaires ». Prenant l’exemple d’une fusion des annuaires de professionnels de santé ou de patients, il a estimé que ça ne serait « pas compliqué » car « la technique pourra suivre ».

Pour autant, « c’est au national de donner les clefs », a conclu Jean-Louis Fuchs. Il a ajouté que « la coopération interrégionale devra continuer », même après les fusions.