31 août 2015 FASN

La santé numérique, un atout pour décloisonner le sanitaire, le social et le médico-social

PARIS, 31 août 2015 (TICsanté) – Le numérique peut permettre d’améliorer la communication entre les acteurs du sanitaire, du médico-social et du social dans la prise en charge du vieillissement, explique à TICsanté Joëlle Rabat, vice-présidente du gérontopôle « Bien Vieillir en Champagne-Ardenne ».

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Joëlle Rabat participera le jeudi 17 septembre à Strasbourg à l’évènement « 36 Heures Chrono Grand Est », organisé dans le cadre de l’initiative Faire avancer

la santé numérique (FASN; voir dépêche du 17 décembre 2014). Elle participera à la session intitulée « Pas de coordination sans échanges! », qui tentera de définir la façon d’améliorer et de fluidifier le parcours de santé pour le rendre plus pertinent, grâce notamment aux outils numériques.
Le décloisonnement est un sujet « essentiel » de la prise en charge du vieillissement, « dans la mesure où les frontières entre social, médico-social et sanitaire sont très floues » dans ce domaine, explique Joëlle Rabat. « Un des objectifs des agences régionales de santé (ARS) était justement de les décloisonner », rappelle-t-elle. « Ca a été fait pour le médico-social et le sanitaire, il reste à le faire pour le social », ajoute-t-elle.

Lors de cette table ronde, où elle interviendra notamment aux côtés du Dr Charles Bentz, responsable de la commission gérontologie à l’URPS (union régionale des professionnels de santé) médecins libéraux d’Alsace et de Philippe Romac, chef de projet Paerpa (personnes âgées en risque de perte d’autonomie) à l’ARS Lorraine, Joëlle Rabat expliquera le rôle du numérique dans ce domaine. « Ces trois secteurs se croisent souvent au domicile de la personne prise en charge mais ne communiquent pas: le numérique peut aider à la communication et à la transmission des données », assure-t-elle.

AVANT LA FUSION DES RÉGIONS, DÉJÀ DES TRAVAUX EN COMMUN

Le gérontopôle « Bien vieillir en Champagne-Ardenne », lancé officiellement le 22 mai, a pour vocation de devenir une plateforme régionale d’innovation, d’expérimentation et de développement autour de la « Silver économie ». « L’objectif est de fédérer tous les acteurs de cette filière » sur des thématiques telles que la e-santé, la domo-médecine, les dispositifs médicaux ou les services à la personne, indique Joëlle Rabat.

Dans le cadre de fusion des régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine, le gérontopôle « portera ses idées dans la nouvelle région », explique Joëlle Rabat. Egalement déléguée à la santé et au handicap au conseil régional de Champagne-Ardenne, elle témoigne qu’il y a déjà « des choses qui se font » entre les trois régions. « Les scientifiques, les experts, les médecins travaillent déjà entre eux », assure-t-elle.

La fusion des trois régions ne l’inquiète donc pas. « A partir du moment où le sujet est l’intérêt général, les régions, les ARS, les universités travaillent bien ensemble », assure-t-elle. « L’idée de structurer les acteurs, d’offrir des services innovants, sont des objectifs qui font consensus sur la nouvelle région ».

Elle rappelle d’ailleurs qu’un travail interrégional a déjà été mené sur cinq régions du Grand Est, sur la problématique des formations à faibles quotas. L’Alsace, la Lorraine, la Champagne-Ardenne mais aussi la Bourgogne et la Franche-Comté ont créé deux instituts de formation interrégionaux pour psychomotriciens et ergothérapeutes. La première promotion d’étudiants de ces instituts a été diplômée en juin.

mb/ab